(Photo: Xinhua/Reuters)
NEW YORK (Nations Unies), 26 septembre (Xinhua) --
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a prescrit, vendredi sur la
tribune des Nations Unies, "une action internationale" et "cinq
principes" pour remédier à la crise actuelle.
Dans son discours prononcé lors du débat annuel de
l'Assemblée générale de l'ONU, il a exprimé son inquiétude sur les
turbulences financières ainsi que la flambée des prix alimentaires et
pétroliers.
Cette crise mondiale ne peut être réglée de manière
individuelle et isolée, il faut "une action internationale" pour
résoudre l'instabilité financière et la pression croissante sur les
ressources limitées du monde, a souligné M. Brown.
Il a fait son intervention lorsque le Congrès
américain était en débat sur une initiative de l'administration et de la
banque centrale (FED) des Etats-Unis pour injecter un total de 700
milliards de dollars dans le marché financier, dans le but d'amortir
les retombées de la crise des subprimes qui avait éclaté au deuxième
semestre de l'année dernière.
Dans la nouvelle économie mondiale, on est beaucoup
plus inter- connecté que jamais et les solutions doivent être coordonnées
de la même façon, a dit M. Brown.
Il a souhaité que les pays développés travaillent
ensemble dans les quelques mois à venir pour "reconstruire le système
financier mondial sur les assises des principes clairs".
Le Premier ministre Brown a annoncé que son
gouvernement avait pris des mesures décisives pour stabiliser le système
bancaire britannique, protéger les épargnants et interdire provisoirement
les ventes massives à court terme.
La confiance sera construite au moyen de montrer que
les problèmes mondiaux pourront être réglés par des solutions
mondialement coordonnées, a-t-il indiqué.
M. Browan a par ailleurs mis l'accent sur cinq
principes pour assainir l'environnement financier mondial.
-- Transparence. M. Brown a proposé à cette fin
l'introduction sous peu de la nouvelle comptabilité internationale
renouvelée.
-- Assainir la pratique bancaire et améliorer
l'efficacité de la régulation.
-- Responsabilité. Selon M. Brown, aucun gérant ne
peut dire qu'il ne comprend pas les risques.
-- Intégrité. Les compagnies doivent aligner les
récompenses et les primes sur les bénéfices à long terme.
-- Supervision internationale. Selon M. Brown, les
banques sont internationales et le flux des capitaux est international,
leurs risques sont donc internationaux, il en faut une
supervision internationale, non nationale.
Le Premier ministre Brown a jugé qu'un nouvel ordre
financier international serait fondé sur la transparence, non sur
l'opacité, sur la récompense du succès, non sur celle de l'excès, sur la
responsabilité, non sur l'impunité, sur international, non sur
national.