BRUXELLES, 25 septembre (Xinhua) -- La Commission
européenne se félicite de l'adoption définitive par le Conseil, jeudi, de
nouvelles dispositions législatives interdisant toute exportation de
mercure à partir de l'Union européenne. Cette interdiction constitue un
volet essentiel de la stratégie de l'UE en vue de la réduction de l'offre
mondiale de mercure et partant de la limitation des émissions de ce métal
lourd extrêmement toxique dans l'environnement.
Ces dispositions prévoient, après l'entrée en
vigueur de l'interdiction d'exportation en mars 2011, le stockage sûr du
mercure qui n'est plus utilisé dans l'industrie du chlore et de
la soude ou qui est produit lors de certaines autres opérations
industrielles.
Bien que l'UE ait cessé toute extraction de mercure
en 2001, elle est le premier exportateur de ce métal dans le monde,
fournissant jusqu'au quart de l'offre mondiale. Le nouveau texte
législatif a pour but de retirer de la circulation plusieurs
milliers de tonnes de mercure qui seront stockées de façon à
empêcher toute émission.
Au niveau mondial, le mercure est
principalement utilisé pour l'extraction de l'or à petite échelle, dans l'industrie
du chlore et de la soude et pour la production de chlorure de
vinyle monomère,élément de base du plastique PVC. Au sein de l'UE,
seule l'industrie du chlore et de la soude demeure un
utilisateur important mais elle renonce progressivement à l'électrolyse
à mercure pour la production de chlore. Les amalgames
dentaires occupent le second rang des utilisations du mercure dans
l'UE.