BEIJING, 25 septembre (Xinhua) --
La proclamation du dalaï lama et de sa clique sur "l'autonomie culturelle
du Tibet" est essentiellement un complot politique pour restaurer le règne
théocratique, indique le livre blanc publié jeudi par le Bureau
de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat.
Le XIVe dalaï lama et sa clique politique sont les
représentants en chef du système de servage féodal arriéré, de la
culture du pouvoir religieux caractérisée par l'union du temporel et
du spirituel, et de la culture de l'autocratie religieuse de l'ancien
Tibet. Ils sont à la fois les monopolisateurs et les bénéficiaires des
ressources politique, économique et culturelle de l'ancien Tibet, affirme
le livre blanc intitulé "la Protection et le Développement de la Culture
tibétaine".
La réforme démocratique du Tibet, en abolissant le
système de servage, a changé radicalement le système irrationnel de
possession et de distribution de la culture tibétaine,
caractérisé par son monopole par une minorité de propriétaires de serfs,
selon le document.
Elle a mis fin à une culture théocratique
caractérisée par l'union du temporel et du spirituel et la domination de
la vie sociale et politique par la religion. Les déchets culturels,
corrompus et arriérés et qui entravent les progrès et le
développement social de l'ancien Tibet, ont été éliminés, permettant
ainsi la démocratisation et la modernisation de la culture tibétaine,
libérant les forces productives et permettant à la région d'avancer avec
son époque et de prospérer tout en développant et protégeant son héritage
qui est la richesse spirituelle commune à tout le peuple tibétain, ajoute
le document.
Pendant leur demi-siècle de fuite à l'étranger, le
XIVe dalaï-lama et sa clique politique ne se sont jamais consacrés à
la protection et au développement de la culture tibétaine. Il est
parfaitement extravagant et ridicule qu'ils se prennent pour le
"défenseur de la culture tibétaine", selon le document.
La clique du dalaï-lama a confondu le noir et le
blanc et proclamé à cor et à cri que "la culture tibétaine a été
exterminée", parce que le développement irrésistible de la
culture tibétaine signifiait que son ancienne domination culturelle, son
ancien système culturel, son privilège culturel et ses intérêts
acquis allaient être "exterminés", dit le livre.
Elle a présenté la proposition d'"autonomie
culturelle du Tibet" dans le but de rétablir, sous prétexte d'"autonomie
culturelle", sa domination sur la culture théocra-tique du Tibet et
des autres régions habitées par les Tibétains afin de réaliser son complot
politique de "l'indépendance du Grand Tibet". Son complot de faire reculer
la roue de l'Histoire est absolument intolérable.
Les faits démontrent que depuis plus de 50 ans, la
culture tibétaine n'a pas été exterminée, dit le livre blanc.
En revanche, l'héritage de la culture traditionnelle
a été énergiquement protégé et enrichi par une modernisation orientée
vers le monde et vers l'avenir, qui s'est développée rapidement
et dans tous les domaines avec le développement écono- mique et
social du Tibet, selon le document.
La culture tibétaine a connu, pendant la nouvelle
époque, un regain de vitalité et a influencé profondément la vie du peuple
tibétain contemporain et la modernisation du Tibet, souligne le
livre blanc.
Son niveau de protection, prospérité et
développement n'a jamais été aussi élevé. Tous ceux qui respectent les
faits ne peuvent le nier, ajoute le papier.
L'époque doit avancer, la société progresser, et la
culture se développer. C'est le courant irrésistible de l'Histoire. Le
monde actuel se trouve à une époque de développement en profondeur de
la mondialisation et de l'informatisation. Le courant de la
modernisation est déferlant. La vie à ceux qui lui obéissent, la
mort à ceux qui le contrarient. Une nation ou une culture doit se
conformer au courant de la modernisation et avancer avec son époque,
innover dans sa succession, se valoriser en se protégeant, et se développer
en s'ouvrant. Ainsi pourra-t-elle avoir ses propres caractéristiques et
une grande vitalité, ajoute le livre.
La clique du dalaï-lama et les forces anti-chinoises
occidentales, tout en jouissant des acquis de la civilisation et de
la culture moderne, espèrent que l'ethnie tibétaine et la culture
tibétaine en sont restées au Moyen Age, sous prétexte de "protection de la
culture tibétaine". De toute évidence, elles ont des desseins inavoués. Les
différentes ethnies de Chine, y compris le peuple tibétain, ne peuvent pas
l'accepter, conclut le livre blanc.