BEIJING, 25 septembre
(Xinhua) -- Le tibétain et le chinois sont tous deux en usage au Tibet, et
la priorité est donnée au tibétain, selon les lois et règlements, indique
un livre blanc publié jeudi par le Bureau de l'information du Conseil des
Affaires d'Etat.
Selon la Constitution et la Loi sur l'autonomie
régionale ethnique, il faut garantir la liberté des ethnies minoritaires à
utiliser et à développer leur propre langue, selon le livre blanc
intitulé "La protection et le développement de la culture
tibétaine".
La Région autonome du Tibet a promulgué
respectivement en 1987 et en 1988 les Stipulations sur l'apprentissage,
l'emploi et le développement du tibétain dans la Région autonome du Tibet
(à titre d'essai) et le Règlement d'application des Stipulations sur
l'apprentis- sage, l'emploi et le développement du tibétain dans la
Région autonome du Tibet (à titre d'essai), rappelle le livre blanc.
En 2002, par une révision de ces stipulations à
titre d'essai, la Région autonome du Tibet a promulgué les Stipulations
sur l'apprentissage, l'emploi et le développement du tibétain dans la
Région autonome du Tibet, fournissant une garantie légale à
l'apprentissage, à l'emploi et au développement de la langue
tibétaine, selon le livre.
En 1988, a été établi le Comité directeur du travail
sur la langue tibétaine, dont le nom actuel est le Comité du travail sur
la langue tibétaine de la Région autonome du Tibet, selon le même
document.
Les diverses préfectures (municipalités) et
districts ont fondé leur propre organisme chargé de la rédaction et de la
traduction en tibétain, indique le livre blanc.
Actuellement, on compte au Tibet plus de 100
organismes de traduction en tibétain et presque 1 000 traducteurs ou
travailleurs concernant le travail sur la langue tibétaine, toujours
selon le même livre.