BEIJING, 25 septembre
(Xinhua) -- Le gouvernement chinois attache une importance particulière au
respect de la liberté des croyances religieuses du peuple des différentes
ethnies du Tibet depuis la libération pacifique du Tibet en 1951, indique
le livre blanc sur la Protection et le Développement de la Culture
tibétaine, publié jeudi par le Bureau de l'Information du Conseil
des Affaires d'Etat.
Le bouddhisme tibétain, religion pratiquée par la
majorité des Tibétains, est à la base de la culture traditionnelle
tibétaine. Les us et coutumes spécifiques du peuple tibétain se sont
formés au cours de sa longue histoire.
L'exercice religieux dans l'ancien Tibet repose sur
l'union du temporel et du spirituel. La couche supérieure, représentée par
le dalaï-lama, contrôlait les secteurs clés soit la politique,
l'économie et l'éducation, et exerçait une domination et une
autocratie religieuse sur les autres croyants. Ce système pesant
lourdement sur la société, la liberté des pratiques religieuses
n'existait pas, selon le livre blanc.
La réforme démocratique en 1959 a aboli et renversé
radicalement le système théocratique, pourrissant et décadent, et la
domination du pouvoir religieux des bouddhas vivants des monastères et
temples, avec à leur tête le dalaï-lama, réalisant ainsi la séparation du
pouvoir et de la religion, démocratisant la gestion des affaires publiques
des monastères et temples et garantissant la liberté de pratiques
religieuses, affirme le livre blanc.
Respectant le besoin de pratiques religieuses des
habitants, l'Etat a adopté des mesures énergiques pour assurer une
protection convenable des monastères et temples, des reliques et des
monuments historiques, ajoute le document.