BEIJING, 25 septembre
(Xinhua) -- Le gouvernement chinois a consacré de très importants moyens
humains, financiers et matériels pour la protection, la transmission, la
valorisation et l'épanouissement de l'excellente culture traditionnelle
tibétaine, selon un livre blanc publié jeudi par le Bureau d'Information du
Conseil des Affaire d'Etat (gouvernement chinois).
Depuis la réforme démocratique en 1959, le
gouvernement populaire central attache beaucoup d'importance à la
sauvegarde du patrimoine culturel au Tibet et y consacre un important
soutien politique, humain, financier et technique, selon le livre blanc,
intitulé "la Protection et le Développement de la Culture
tibétaine".
L'Etat a effectué au Tibet deux recensements du
patrimoine culturel (le troisième est en cours) et une enquête précise sur
les sites du patrimoine culturel le long de la ligne ferroviaire
Qinghai-Tibet, qui permettent de connaître la répartition
géographique des divers sites, leur nombre et leur état, indique le
papier.
L'Etat a organisé les fouilles d'urgence, le
classement et la restauration des sites menacés. Plus de 20 000 objets
anciens disséminés dans la société ont été rassemblés dans les musées.
Fin 2006, 2 330 biens culturels et historiques avaient été
enregistrés, de même que 329 sites culturels et historiques, dont 35 au
niveau national, 112 au niveau de la Région autonome et 182 au niveau de
la municipalité (district), fait remarquer le livre blanc.
Selon le même livre, le palais du Potala figure sur
la liste du patrimoine mondial, et les monastères de Jokhang et de
Norbulingka sont inscrits en tant qu'extensions du Potala. Lhasa, Xigaze et
Gyangze sont classés parmi les villes historiques et culturelles au
niveau national. Les musées du Tibet totalisent quelques cen- taines de
milliers d'objets anciens, dont plus de 10 000 relèvent du niveau
national.
Depuis les années 1980, l'Etat investit fortement
dans la restauration des sites culturels et historiques importants et
ouvre au public un grand nombre de sites clés du Tibet, dit le livre
blanc.
Le gouvernement populaire central a ainsi investi
dans les années 1980 et 1990 plus de 300 millions de yuans pour restaurer
et ouvrir 1 400 monastères et temples, et pour effectuer des
fouilles sur les sites néolithiques, à Karuo de Qamdo, à Qugong
de Lhasa et à Changguogou de Shannan, comblant ainsi des lacunes
dans les recherches archéologiques sur des sites préhistoriques au
Tibet, ajoute le livre blanc.
Surtout entre 1989 et 1994, l'Etat a affecté 55
millions de yuans et une grande quantité d'or et d'argent à la
restauration du Potala. Depuis 2001, 330 millions de yuans ont été investis
dans la restauration du Potala, du monastère de Norbulingka et du
monastère de Sakya, affirme le livre blanc.
De 2006 à 2010, le gouvernement populaire central
allouera encore 570 millions de yuans dans la restauration de 22 sites
culturels et historiques. Un tel investissement est unique dans
l'histoire de la protection des monuments historiques, selon le
livre.
Ces dernières années, les organisations non
gouvernementales, comme l'Association de la protection et du développement
de la culture tibétaine de Chine, jouent un rôle actif dans la
protection et le développement de la culture tibétaine, conclut
le document.
-----------------------------------------------------------------------------
Livre Blanc: la création artistique et littéraire au Tibet est
entrée dans une époque très favorable
Livre Blanc: la Chine respecte la liberté des croyances
religieuses des Tibétains
Livre Blanc: l'apprentissage, l'emploi et le développement du
tibétain sont garantis par la loi
Livre Blanc: les us et coutumes du peuple tibétain sont respectés
et protégés
Livre Blanc: l'enseignement du tibétain est généralisé au
Tibet
Livre Blanc: le tibétain est utilisé au cours des actions en
justice
Livre Blanc: le standard international de la codification du
tibétain a été approuvé
Livre Blanc: la proclamation d'"autonomie culturelle du
Tibet" avancée par le 14e dalaï lama est un complot
politique
Livre Blanc: La Chine assure une protection convenable des
monastères et temples, des reliques et des monuments historiques