PORT-LOUIS, 24 septembre (Xinhua) -- L'île Maurice a
grimpé de 12 places pour se retrouver à la 41e place dans le monde et à la
deuxième place en Afrique, derrière le Botswana dans l'indice de la
perception de la corruption (IPC), selon le dernier rapport annuel de
Transparency International (TI).
Toutefois, l'île de l'océan Indien est montré du
doigt en raison des allégations et des accusations faites dans le sillage
du départ de l'ancien directeur du département des douanes, Bert
Cunningham.
Tout en concédant que l'île Maurice est l'un des
trois seuls pays d'Afrique, avec le Botswana et les îles Cap Vert, à avoir
décroché une note supérieure à la moyenne de 5, soit exactement 5, 5,
Transparency International cache difficilement ses appréhensions en ce qui
concerne l'avenir.
Les animateurs de cette "Global Coalition against
Corruption" n'arrivent à comprendre la décision du gouvernement de ne pas
accéder à une demande d'enquête indépendante sur des allégations de
fraude et de corruption à la douane.
TI fait allusion aux cas d'allégations de fraude et
de corruption, dont l'affaire de sous-facturation à l'importation de
whisky, et qui avaient été évoqués par l'ancien directeur des
douanes, forcé par la Mauritius Revenue Authority (Bureau du Fisc
sous lequel tombe le service des douanes) à soumettre sa
démission prématurément et à regagner le Canada, son pays d'origine.
Les demandes formelles formulées par Bert Cunningham
et le leader de l'opposition, Paul Bé renger, par voie de Private
Notice Question (PNQ) à l'Assemblée nationale, en vue d'instituer une
commission d'enquête sur des cas flagrants de fraude et corruption à
la douane, ont été rejetées par le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ce
dernier devait signifier son intention de soumettre ces dossiers à
l'Independent Commission Against Corruption (ICAC) à des fins
d'enquête.
Par ailleurs, TI soutient que la douane, la police
et l'Autorité des transports (National Transport Authority, NTA)
font partie des secteurs les plus corrompus de l'île.
Néanmoins, d'un point de vue général, l'île Maurice
bénéficie de notes positives en ce qui concerne la lutte contre la fraude
et la corruption au niveau du continent africain. L'île Maurice est
présentée comme l'un des rares pays d'Afrique avec le Botswana et
les îles Cap-Vert à avoir obtenu une notre supérieure à la
moyenne générale de 5, occupant la 41e place, soit 12 places de mieux que
l'année dernière, sur le plan global. Elle se retrouve à la deuxième
place en Afrique, derrière le Botsawa et devançant l'Afrique du Sud, les
Seychelles ou encore le Swaziland.
En Afrique, 30 des 47 pays recensés pour les besoins
de cet indice dans la lutte contre la corruption, ont obtenu moins de
trois points - ce qui indique que la corruption demeure un véritable
fléau -, et 14 autres entre trois et cinq points.
La première place du Corruption Perceptions Index
de TI 2008 est occupée conjointement par deux pays scandinaves, le
Danemark et la Suède avec un score de 9,3 alors que la dernière place
de ce classement, soit la 180e place revient à la Somalie
avec seulement un point.