BEIJING, 23 septembre (XInhua) -- La Chine a déclaré
mardi qu'une enquête préliminaire avait montré que l'aliment fabriqué à
partir de calmars en poudre et contaminé à la mélanine qui était
destiné à la pisciculture et découvert en République de Corée (RDC),
n'était pas fabriqué avec des produits exportés par la Chine.
"Les départements chinois concernés ont mené des
enquêtes sur les exportations d'entrailles de calmar en poudre à la suite
d'informations publiées le 19 septembre et ils ont découvert que ces
produits ne provenaient pas d'entreprises chinoises, contrairement à ce
qui était prétendu", a annoncé Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse régulière.
Selon les médias de la RDC, des nourritures pour
poissons d'élevage distribuées localement ont été contaminées à la
mélamine, qui peut causer chez l'homme des problèmes rénaux.
Le gouvernement de la RDC a indiqué avoir trouvé des
traces de mélamine dans des aliments produits par une société de ce pays
utilisant de la poudre d'entrailles de calmar, provenant tant de la
RDC que de la Chine. Cette poudre aurait été vendue à 16 fermes piscicoles
à partir du mois de mars.
Sur les 619 tonnes d'aliment piscicole produites par
la firme, 583 tonnes ont été vendues et 29 tonnes rappelées.
Depuis le 15 mai 2007, la Chine a fait la liste de
tous les produits susceptibles de provoquer des crises de phytoalbumine
(formation de corps étrangers dans l'organisme), enregistré les
firmes exportatrices d'aliments et d'additifs alimentaires et
renforcé le contrôle des produits alimentaires destinés à
l'exportation, a indiqué Mme Jiang.
"Les produits alimentaires ayant passé les tests
avec succès et exportés dans d'autres pays n'ont pas suscité de plainte",
a-t-elle ajouté.
Les départements chinois concernés vont suivre de
près le développement de l'affaire et nous espérons que la RDC nous
informera des résultats des enquêtes au plus tôt", a-t-elle
souligné.
A l'égard du lait en poudre exporté, la porte-parole
a indiqué que les départements chinois en charge de l'affaire avaient
informé l'Organisation mondiale de la Santé et tous les pays
concernés des resultats de leurs enquêtes.
Selon elle, le gouvernement chinois a prêté
une grande attention à l'affaire, et est prête à renforcer sa
coopération avec les départements chargés de la sécurité alimentaire des pays
et régions concernés.