NEW YORK (Nations
Unies), 23 septembre (Xinhua) -- Le président français Nicolas Sarkozy a
appelé mardi à un capitalisme financier "régulé" et "moralisé", face
à la crise des subprimes qui sévit actuellement dans l'Occident, et
surtout aux Etats-Unis.

(Photo: Xinhua)
Dans son discours prononcé lors du débat général de
la 63e Assemblée générale des Nations Unies, il a proposé la tenue d'un
sommet des pays les plus directement concernés avant la fin de
l'année pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise
financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des
années 1930".
"Apprenons à gérer collectivement les crises les
plus aiguës que nul ne peut résoudre tout seul", a dit M. Sarkozy.
Il a appelé à reconstruire un capitalisme financier
"régulé" et"moralisé", "où des pans entiers de l'activité financière ne
sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où
les banques font leur métier qui est de financer le développement
économique plutôt que la spéculation, où les règles prudentielles
s'appliquent à tous et servent à prévenir et amortir les chocs au lieu de
les aggraver, où les agences de notation sont contrôlées, où la
transparence des transactions remplace l'opacité, où les modes de
rémunération ne poussent pas à des prises de risque déraisonnables, où
ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants sont
sanctionnés".
Il s'agit d'une réaction du président Sarkozy aux
dernières initiatives du gouvernement et de la banque centrale (Fed) des
Etats-Unis de mobiliser environ 700 milliards de dollars pour
résoudre des problèmes de la crise des subprimes.
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