ABIDJAN, 19 septembre (Xinhua) -- Des experts de la
Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO)
réfléchissent à Abidjan sur le mécanisme de prévention et de
lutte contre la grippe aviaire dans la sous-région, en vue de la
relance des filières avicoles dans cet espace économique.
Ces assises qui s'achèvent mercredi permettront à
ces experts de faire l'état des lieux de l'épizootie de la grippe aviaire
qui sévit depuis 2006 en Afrique de l'ouest et de mettre en relief
les progrès réalisés dans sa prévention ainsi que les possibilités
d'assistance, mais également de renforcer les capacités nationales de
surveillance épidémiologique ainsi que la coordination et l' harmonisation
des actions au niveau régional, a relevé le Commissaire de la CEDEAO
chargé de l'agriculture, de l'environnement et des ressources en eau,
Oussé ini Salifou, lors de la cérémonie d'ouverture de cette rencontre
vendredi à Abidjan.
Les experts devront en outre définir des mesures de
biosécurité dans les élevages, sur les marchés et le rôle des
professionnels dans la prévention, valider les résultats de l'étude
d'impact socio-économique de la grippe aviaire en Afrique de l'ouest et
son appropriation par les acteurs du secteur et identifier des
actions et moyens de relance de la filière avicole dans l'espace CEDEAO,
a- t-il ajouté.
"Ce sont là des défis que pose le développement
durable de l'aviculture dans notre sous-région. Je souhaite donc que cette
rencontre, dans ses différentes étapes, soit un plaidoyer auprès des
bailleurs de fonds pour le financement durable du secteur avicole", a
affirmé le Commissaire de la CEDEAO.
Le premier foyer de l'épizootie de la grippe aviaire
a été découvert en février 2006 au Nigeria. Six autres pays de la
CEDEAO, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et
le Bénin, ont également été touchés par cette maladie.
La CEDEAO, dès la confirmation des foyers au Nigeria
et au Niger, a engagé des actions multisectorielles et
multidimensionnelles autour de la question de la grippe aviaire
en vue de réguler l'impact négatif de cette épizootie tant au plan
de la santé animale, humaine qu'économique.
En Côte d'Ivoire, les pertes directes liées à
cette épizootie s' élèvent à plus de 18 milliards de FCFA réparties
entre aviculteurs (1,7 milliard), commerçants (2,5
milliards), importateurs (1,2 milliard) et industriels (12,7 milliards),
a relevé le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Amadou
Koné.