BEIJING, 19 septembre (Xinhua) -- Le fermier chinois
Zhou Zhenglong, qui avait été arrêté pour avoir truqué de prétendues
photos du rare tigre de Chine méridionale, sera jugé mardi prochain
par le Tribunal populaire du district de Xunyang, dans la province du
Shaanxi.
Outre l'escroquerie, Zhou Zhenlong est aussi accusé
de possession illégale d'armes, a rapporté le journal Beijing News
de vendredi.
Originaire du district de Zhenping dans le Shaanxi
et âgé de 54 ans, il avait prétendu avoir photographié un tigre de Chine
méridionale avec un appareil photo numérique dans l'après-midi du 3
octobre dernier.
Le département provincial des forêts avait utilisé
ces photos, publiées le 12 octobre, comme preuves de la survivance de
cette rare espèce de tigre à l'état sauvage. Il avait également donné
au photographe une prime de 20 000 yuans (2 915 dollars). Ces photos
ont fait plus tard l'objet d'une vive controverse.
Les internautes ont accusé l'auteur des photos de
les avoir fabriquées grâce à un logiciel numérique et critiqué les
autorités locales pour avoir confirmé leur authenticité afin de promouvoir
le tourisme.
La police a ensuite découvert une ancienne peinture
de tigre que Zhou Zhenlong avait empruntée à un fermier d'un autre village
pour fabriquer ses propres photos.
Elle a aussi trouvé chez lui un modèle de patte de
tigre en bois et 93 balles de fusil semi-automatique militaire.
Treize responsables locaux impliqués dans le
scandale ont été démis de leurs fonctions.
Le tigre de Chine méridionale, également
appelé "Amoy" ou "Tigre de Xiamen", est considéré comme une espèce éteinte
dans la nature. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), il
aurait été l'ancêtre des tigres modernes. Les tigres, en général, sont
en voie de disparition, principalement à cause de la disparition
de leur habitat naturel.