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Oxfam met en garde contre une résurgence de la crise humanitaire dans le nord de l'Ouganda
  2008-09-18 08:30:15  

     NAIROBI, 17 septembre (Xinhua) -- Un nouveau rapport de l'ONG  Oxfam publié mercredi montre que le nord de l'Ouganda risque une  autre crise humanitaire si des services sociaux et de santé  adéquats ne sont pas mis en place rapidement pour aider les  réfugiés à rentrer chez eux après 20 ans de conflit. 

     Le rapport publié à Nairobi montre que bien qu'il n'y ait pas  d'accord de paix, des gens retournent dans leurs villages dans le  nord de l'Ouganda, dont beaucoup manquent de services d'hygiène et d'eau pour les aider à survivre. 

     "Malgré leur immense souffrance, le peuple d'Acholi a montré  une résistance remarquable et beaucoup cultivent déjà leur terre  et faire des efforts pour reconstruire leur vie", a indiqué Savio  Carvalho, directeur pays d'Oxfam GB. 

     "Mais pour que cette reconstruction soit réussie, elle doit  être, rapidement, soutenue par une stratégie de reconstruction  coordonnée et inclusive ainsi que par des financements adéquats et opportuns", a souligné le rapport. 

     Le rapport a examiné le processus de retour, les nouveaux défis qui en résultent et les efforts du gouvernement et de ses  partenaires pour répondre aux besoins des habitants du nord de  l'Ouganda. 

     Selon Oxfam, les conditions dans les zones de retour sont  souvent pires que dans les camps, preuve que les programmes de  redressement n'ont pas été à même de suivre le rythme des retours. 

     La distinction entre les personnes de retour et les Personnes  Déplacées Internes (PDI) devient de plus en plus floue, car ceux  qui ont quitté les camps y reviennent périodiquement pour avoir  accès aux services indisponibles dans leurs villages, alors que  les habitants des camps quittent souvent les camps dans la journée pour aller cultiver les terres alentours et retournent dans les  camps dans la soirée. 

     Non seulement cela rend la vie des gens plus difficile, mais  cela affecte également les efforts visant à leur distribuer de  l'aide. Beaucoup de PDI interrogées dans le cadre de cette étude  ont cité le manque de services sur les sites de retour, en  particulier le manque d'eau potable, comme raison qui retarde leur départ des camps. 

     Le rapport intitulé "De l'urgence à la reconstruction: au  secours de la transition dans le nord de l'Ouganda", est basé sur  les interviews des représentants du gouvernement central et local, des agences onusiennes, des bailleurs de fonds et des ONG et des  déplacés.