NAIROBI, 17 septembre (Xinhua) -- Un nouveau rapport
de l'ONG Oxfam publié mercredi montre que le nord de l'Ouganda risque une
autre crise humanitaire si des services sociaux et de santé adéquats
ne sont pas mis en place rapidement pour aider les réfugiés à rentrer chez
eux après 20 ans de conflit.
Le rapport publié à Nairobi montre que bien qu'il
n'y ait pas d'accord de paix, des gens retournent dans leurs villages dans
le nord de l'Ouganda, dont beaucoup manquent de services d'hygiène
et d'eau pour les aider à survivre.
"Malgré leur immense souffrance, le peuple d'Acholi
a montré une résistance remarquable et beaucoup cultivent déjà leur terre
et faire des efforts pour reconstruire leur vie", a indiqué Savio
Carvalho, directeur pays d'Oxfam GB.
"Mais pour que cette reconstruction soit réussie,
elle doit être, rapidement, soutenue par une stratégie de reconstruction
coordonnée et inclusive ainsi que par des financements adéquats
et opportuns", a souligné le rapport.
Le rapport a examiné le processus de retour, les
nouveaux défis qui en résultent et les efforts du gouvernement et de ses
partenaires pour répondre aux besoins des habitants du nord de
l'Ouganda.
Selon Oxfam, les conditions dans les zones de retour
sont souvent pires que dans les camps, preuve que les programmes de
redressement n'ont pas été à même de suivre le rythme des retours.
La distinction entre les personnes de retour et les
Personnes Déplacées Internes (PDI) devient de plus en plus floue, car ceux
qui ont quitté les camps y reviennent périodiquement pour avoir
accès aux services indisponibles dans leurs villages, alors que les
habitants des camps quittent souvent les camps dans la journée pour aller
cultiver les terres alentours et retournent dans les camps dans la
soirée.
Non seulement cela rend la vie des gens plus
difficile, mais cela affecte également les efforts visant à leur
distribuer de l'aide. Beaucoup de PDI interrogées dans le cadre de cette
étude ont cité le manque de services sur les sites de retour, en
particulier le manque d'eau potable, comme raison qui retarde
leur départ des camps.
Le rapport intitulé "De l'urgence à
la reconstruction: au secours de la transition dans le nord de
l'Ouganda", est basé sur les interviews des représentants du gouvernement central
et local, des agences onusiennes, des bailleurs de fonds et des ONG et
des déplacés.