KINSHASA, 17 septembre (Xinhua) -- La reprise des
combats depuis le 28 août 2008 au Nord et Sud-Kivu entre les forces
gouvernementales et les rebelles du Congrès national pour la défense
du peuple (CNDP) du général dissident Nkunda ont entraîné le déplacement
forcé de près de 100.000 personnes, a affirmé le chargé des affaires
humanitaires à l' OCHA (Bureau de coordination des affaires humanitaires de
l'ONU), Nestor Yombo-Djema, mercredi au cours d'un point de presse à
Kinshasa.
Il a qualifié de préoccupante la situation
humanitaire dans cette partie du pays où les organisations humanitaires
n'ont pas encore accès aux zones les plus touchées par les combats.
M. Yombo Djema a déploré les pillages des structures
de santé dans les zones de combat par les forces en présence, ainsi que
les entraves à l'assistance aux populations vulnérables et aux
familles déplacées à Rutshuru, Masisi et Kalehe avant de rappeler
que les organisations humanitaires oeuvrent selon les principes
stricts d'humanité, de mentalité, d'impartialité et d'indépendance.
La trêve qui a suivi le cessez-le-feu unilatéral
du CNDP le 11 septembre 2008 avait permis un "timide mouvement de retour"
de la population dans certaines zones dont la localité de Nyanzale
; mais la reprise des hostilités depuis le 15 septembre a
de nouveau provoqué d'autres déplacements en particulier dans les
localités de Ngungu où environ 1600 personnes ont trouvé refuge autour
de la base de la MONUC ainsi que dans la région de Minova, au
Sud-Kivu.