OUAGADOUGOU, 16 septembre (Xinhua) -- Une délégation
du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) conduite par son président,
Affi N'Guessan a entamé, mardi à Ouagadougou, une rencontre
d'échanges et de travail avec le Congrès pour la démocratie et le
progrès (CDP), parti au pouvoir au Burkina Faso.
Sur le but de son séjour au Burkina Faso, M.
N'Guessan a dit que sa délégation est présente à Ouagadougou dans le cadre
du renforcement de la coopération et des très bonnes relations qui
existent au niveau étatique entre les deux pays et entre les
présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo.
"Ce travail qui est si bien mené par les autorités
des deux pays, a besoin d'être accompagné au plan politique par leurs
formations politiques respectives", a-t-il laissé entendre.
Le président du FPI trouve que le fait que le CDP
exerce le pouvoir au Burkina et le FPI en Côte d'Ivoire, leur donne
davantage de responsabilité dans la gestion du pouvoir public.
"Nous sommes, en tant que partis politiques, en même
temps responsables de la marche des deux pays et de la situation de nos
compatriotes", a-t-il dit, soulignant qu'il faut qu'ils (partis
majoritaires) s'impliquent dans tout ce que leurs chefs d'Etats
respectifs posent comme actes.
M. N'Guessan a indiqué qu'il faut également
accompagner les efforts des deux chefs d'Etat et travailler à soutenir
toutes leurs initiatives, de manière à ce que leurs actions puissent
progresser et que l'axe Ouaga-Yamoussoukro se renforce.
Sur la question de l'élection présidentielle de
novembre prochain en Côte d'Ivoire, le président du FPI a expliqué qu'un
parti politique est d'abord créé pour aller à des élections et
que son parti attend avec impatience ces élections à venir en Côte
d'Ivoire.
"Nous sommes prêts puisque nous venons de désigner à
l'occasion d'une convention, notre candidat, Laurent Gbagbo et nous
attendons que les autorités lancent officiellement le processus électoral
pour nous y engager", a-t-il conclu sur un ton rassurant.
Les deux délégations burkinabé et ivoirienne doivent
échanger leurs expériences en matière de campagne électoral, de votes et
de stratégie électorale.
Il faut signaler que Mme Simone Gbgabo, épouse du
chef de l'Etat ivoirien a déclaré la semaine dernière que l'accord de
Ouagadougou a besoin d'être revisité.
Les observateurs estiment que la prise de position
et les déclarations de l'épouse du chef de l'Etat ivoirien seront, sans
nul doute, examinées afin d'accorder les violons pour
l'aboutissement sans heurts du processus de paix en Côte
d'Ivoire.