(Photo: Xinhua/AFP)
HARARE, 15 septembre (Xinhua) --
Le parti au pouvoir zimbabwéen et celui de l'opposition ont signé lundi à
Harare un accord sur le partage du pouvoir qui vise à désamorcer une crise
politique et économique dans le pays, a rapporté CNN.
Cet accord a été signé par le président zimbabwéen
Robert Mugabe, à la tête du parti au pouvoir ZANU-PF, et des dirigeants
d'opposition à l'hôtel Rainbow Towers à Harare, capitale
zimbabwéenne.
L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front
patriotique (ZANU- PF, au pouvoir) et le Mouvement pour le changement
démocratique ( MDC, opposition) sont parvenus à un accord sur le partage du
pouvoir jeudi soir après quatre jours consécutifs de négociations
intensives.
En vertu de cet accord, le dirigeant du MDC Morgan
Tsvangirai sera le Premier ministre zimbabwéen et Arthur Mutambara leader
d'une petite faction d'opposition prendra la fonction en tant que
vice-Premier ministre zimbabwéen.
Le nouveau cabinet zimbabwéen sera composé de 31
membres, dont 16 provenant de l'opposition.
Plusieurs dirigeants africains se sont également
présentés à la cérémonie de signature de cet accord, dont le président
tanzanien Jakaya Kikwete, qui assume la présidence tournante de l'Union
africaine, et le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de
cet accord.
(Photo: Xinhua/AFP)
Les développements substentiels des négociations
interviennent après que le président Mugabe eut menacé de former
unilatéralement un gouvernement avec des ministres déjà nommés si M.
Tsvangirai n'aurait pas signé l'accord sur le partage du pouvoir avant
jeudi dernier.
Le Zimbabwe a organisé l'élection présidentielle et
les législatives le 29 mars, et le candidat à la présidence
Tsvangirai était en tête des voix, mais n'a pas pu remporter la victoire
totale.
Le ZANU-PF a perdu sa majorité dans la chambre basse
pour la première fois depuis l'indépenance du pays de la Grande-Bretagne
en 1980, alors que le MDC a remporté une courte victoire.
Les négociations ont débuté en juillet pour sortir
le pays de l'impasse suite à la réélection de M. Mugabe. Le second tour de
la présidentielle a été boycotté par M. Tsvangirai, qui a accusé le
parti de M. Mugabe de soutenir les violences à l'encontre des
partisans du MDC.
M. Tsvangirai réclame la part du lion dans le
partage du pouvoir dans le gouvernement d'unité, insistant sur
l'importance du respect des résultats du premier tour de la présidentielle
et tentant de d'accorder à M. Mugabe un rôle largement honorifique à
la tête de l'Etat, ce que M. Mugabe refuse d'accepter, selon des
médias.
Les négociations étaient proches d'une percée la
veille du sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe
( SADC) tenu à la mi-août, avant d'entrer dans l'impasse lorsque M.
Tsvangirai a demandé des "réflexions et des consultations" sur un
point qui bloquait le dialogue.