HARARE, 11 septembre
(Xinhua) -- Le président sud-africain Thabo Mbeki a affirmé jeudi que le
parti ZANU-PF au pouvoir au Zimbabwe mené par le président Robert Mugabe
et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) dirigé
par Morgan Tsvangirai sont parvenus à un accord sur le partage du
pouvoir.

(Photo: Xinhua/AFP)
Les détails de l'accord et la formation d'un
gouvernement d'unité seront publiés lundi, a précisé M. Mbeki, médiateur
dans les négociations entre diffétentes parties zimbabwéennes, lors
d'une conférence de presse.
Cette importante évolution est intervenue après que
M. Mugabe eut lancé un ultimatum la semaine dernière, selon lequel il
pourrait nommer les ministres de façon unilatérale si M. Tsvangirai
ne signait pas l'accord sur le partage du pouvoir jeudi au plus tard.
Le Zimbabwe a organisé l'élection présidentielle et
les législatives le 29 mars, et le candidat à la présidence
Tsvangirai était en tête des voix, mais n'a pas pu remporter la victoire
totale.
Le ZANU-PF a perdu sa majorité dans la chambre basse
pour la première fois depuis l'indépenance du pays de la Grande-Bretagne
en 1980, alors que le MDC a remporté une courte victoire.

(Photo: Xinhua/AFP)
Les négociations ont débuté en juillet pour sortir
le pays de l'impasse suite à la réélection de M. Mugabe. Le second tour de
la présidentielle a été boycotté par M. Tsvangirai, qui a accusé le
parti de M. Mugabe de soutenir les violences à l'encontre des
partisans du MDC.
M. Tsvangirai réclame la part du lion dans le
partage du pouvoir dans le gouvernement d'unité, insistant sur
l'importance du respect des résultats du premier tour de la présidentielle
et tentant de d'accorder à M. Mugabe un rôle largement honorifique à
la tête de l'Etat, ce que M. Mugabe refuse d'accepter, selon des
médias.
Les négociations étaient proches d'une percée la
veille du sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe
( SADC) tenu à la mi-août, avant d'entrer dans l'impasse lorsque M.
Tsvangirai a demandé des "réflexions et des consultations" sur un
point qui bloquait le dialogue.