BRUXELLES, 11 septembre (Xinhua) -- La majorité des
Européens considère que les objectifs que s'est fixés l'Union européenne
(UE) concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre et
l'augmentation de la part des énergies renouvelables d'ici à 2020
sont raisonnables ou trop modestes.
Toutefois, une importante proportion des citoyens
européens s'estiment mal informés sur ce problème et sur les moyens qui
pourraient contribuer à le résoudre. Telles sont les principales
conclusions d'une enquête spéciale Eurobaromètre sur l'attitude des
citoyens européens face au changement climatique, commandée par le
Parlement européen et la Commission européenne et dont les résultats ont
été publiés jeudi.
Selon l'enquête, les trois quarts des citoyens
européens prennent le problème du changement climatique très au sérieux.
Au total, 62% des personnes interrogées considèrent que le
changement climatique est l'un des deux problèmes les plus graves auxquels
le monde est confronté aujourd'hui. Toutefois, même si les Européens
reconnaissent largement la gravité du changement climatique, la
plupart (60%) estiment que ce problème n'est ni inéluctable ni
insoluble.
Une large majorité d'Européens pense que les
objectifs de l'UE en matière de diminution des émissions de gaz à effet de
serre et d'augmentation de la part des énergies renouvelables sont
raisonnables ou trop modestes.
Les trois objectifs établis par les dirigeants de
l'UE l'année dernière et qui doivent être remplis d'ici à 2020, sont les
suivants: réduction d'au moins 20% des émissions de gaz à effet
de serre par rapport aux niveaux de 1990; réduction de 30% si
d'autres pays développés s'engagent à réaliser des réductions
comparables et augmentation de la part des énergies renouvelables
jusqu'à 20%. Ces objectifs sont jugés raisonnables ou trop modestes
par respectivement 68%, 61% et 69% des personnes interrogées.
Toutefois, la proportion des citoyens européens
qui se considèrent mal informés sur le sujet reste élevée (plus
de quatre sur dix). Le manque d'informations apparaît comme une
raison importante pour ne pas agir contre le changement climatique.