BRUXELLES, 10 septembre (Xinhua) -- Des députes
européens et experts ont réaffirmé mercredi à Bruxelles leur soutien à
l'utilisation des surplus budgétaires - les crédits non utilisés - de
la politique agricole commune (PAC) pour subvenir à la crise alimentaire
dans les pays en développement.
Les incertitudes liées à la procédure budgétaire et
au caractère exceptionnel de la mesure n'ont par contre pas été
levées lors de cette audition. Les députés du Parlement européen ont
aussi appelé les Etats membres à tenir leurs engagements en matière d'aide
publique au développement.
Une partie du milliard d'euros devra, selon le
rapporteur Gay Mitchell, "servir à acheter de la nourriture aux
populations, car les stocks de grain n'ont jamais été si bas. Mais la plus
grande partie ira à l'achat de semences et de fertilisant, pour aider
ces pays a développer leur propre production alimentaire".
Malgré le soutien qu'il a apporté à la proposition
des députés européens, Jacques Diouf, Directeur général de la FAO
( Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture), a estimé qu'il est déjà trop tard pour la campagne de
plantation dans l'hémisphère sud.
Reimer Boge, président de la commission des
budgets du Parlement européen, a pour sa part regretté que la
Commission européenne ait compliqué la procédure avec l'adoption de
cette proposition. Il a néanmoins indiqué que l'avis budgétaire sur
cette "facilité" serait adopté le 22 septembre prochain. La commission
du développement quant à elle adopter son rapport le 7 octobre. En
plénière, une majorité qualifiée devra être réunie pour adopter la
proposition.