BANGKOK, 10 septembre (Xinhua) -- Le Parti du
pouvoir du peuple (PPP) a commencé mercredi à chercher le soutien des
autres partis de l'ancienne alliance au pouvoir, après qu'un verdict de
la Cour constitutionnelle eut mis un terme au mandat du Premier
ministre Samak Sundaravej.
Le chef adjoint du PPP, Somchai Wongsawat, et le
secrétaire général du parti, Surapong Suebwonglee, ont rencontré Banharn
Silpa-archa, dirigeant du parti Chart Thai, invitant officiellement
celui-ci à rejoindre la nouvelle alliance au pouvoir dirigée par le PPP.
M. Somchai, qui prend l'intérim du PM, et M.
Surapong devraient discuter du candidat au poste de PM qui sera désigné
vendredi par le Parlement, et confirmer que le Chart Thai reste un parti
de la coalition au gouvernement.
M. Banharn a indiqué à la presse que le nouveau PM
devra être plus flexible dans la résolution des actuels problèmes du pays.
Ce trait de caractère est nécessaire au moment où le pays se trouve
dans l'impasse, a-t-il souligné.
En réponse à la question de savoir si M. Samak sera
candidat à sa propre succession, M. Banharn a déclaré : "On verra quand
cela arrivera".
Il est impossible que son parti se joigne au Parti
démocrate (opposition) pour former un nouveau gouvernement, a ajouté M.
Banharn, refusant toutefois de déclarer si son parti soutiendra
la candidature de M. Samak.
Le Chart Thai se réunira jeudi pour discuter de ce
sujet.
Le parti Pracharaj, un autre allié du PPP, a déclaré
mercredi qu'il ne quittera pas l'alliance dirigée par le PPP bien qu'il
n'ait pas encore décidé de soutenir la réinsertion de Samak
Sundaravej au poste de PM.
La ministre du Travail par intérim, Uraiwan
Thienthong a indiqué que son époux Snoh Thienthong, le dirigeant du parti
aura le dernier mot à ce sujet.
Puea Pandin, le troisième plus grand parti de
l'alliance au pouvoir, a également exprimé son soutien au PPP.
La Cour constitutionnelle a jugé mardi que le
Premier ministre Samak Sundaravej, 73 ans, avait enfreint la Constitution
en acceptant d'animer une émission culinaire sur la télévision, un
verdict qui met fin à ses fonctions à la tête du gouvernement.
Tous les neuf juges de la Cour constitutionnelle
sont d'accord sur le fait que M. Samak a violé l'article 182 de la
Constitution qui interdit au Premier ministre ou à tout ministre d'être
employé d'une compagnie à buts lucratifs.
Le Parlement devra élire un nouveau PM
vendredi.