HARARE, 5 septembre (Xinhua) -- Le président
sud-africain Thabo Mbeki se rendra la semaine prochaine au Zimbabwe pour
obtenir la signature de l'opposition sur l'accord tant attendu de partage
du pouvoir, qui a pour objectif de mettre fin à la crise économique
et politique dans le pays, a rapporté vendredi le journal
officiel The Herald.
Le négociateur principal de l'Union nationale
africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir), Cde
Patrick, cité par le journal, a déclaré jeudi que M. Mbeki devrait visiter
le Zimbabwe la semaine prochaine, pour tenter de convaincre le
leader du Mouvement pour le changement démocratique-aile Tsvangirai
(MDC-T, opposition), Morgan Tsvangirai, de signer l'accord sur le partage
du pouvoir.
M. Patrick a déclaré que le président Mbeki,
médiateur nommé par la Communauté de dé veloppement d'Afrique australe
(SADC) pour les négociations entre les différentes parties zimbabwéennes,
avait reprogrammé son voyage, car il n'avait pas pu se rendre à
Harare mercredi.
Selon The Herald, l'accord de partage du pouvoir a
été atteint après des réunions marathons dans des endroits secrets à
Pretoria et au Cap entre les négociateurs des trois partis politiques
zimbabwéens : le Zanu-PF, le MDC et le MDC-T.
Cet accord a été signé par le président Robert
Mugabe et le leader du MDC, Arthur Mutambara, mais le leader du MDC-T,
Morgan Tsvangirai, a refusé de le signer. M. Tsvangirai a demandé du
temps pour "consulter et réfléchir" sur la question concernant le
point de l'accord qui fait de lui le Premier ministre et le
vice- président du cabinet avec M. Mugabe au poste de président, a
indiqué The Herald.
Le président zimbabwéen a donné une dernière chance
à M. Tsvangirai pour signer cet accord, en laissant entendre que si M.
Tsvangirai refusait encore de le signer jeudi, il procéderait à
la nomination des ministres du cabinet.
M. Mugabe a affirmé que le gouvernement britannique
est derrière le leader de l'opposition, selon The Herald.
"Nous savons que c'est le gouvernement britannique
qui est derrière cela. C'est le gouvernement britannique, qui ne veut pas
un accord, et tant qu'ils n'en voudront pas, il (Tsvangirai) ne
signera pas", a déclaré M. Mugabe.
"Si après demain (jeudi), Tsvangirai ne veut pas
signer, nous formerons certainement un cabinet. Nous nous sentons coincés
en ce moment", a-t-il noté.
Le Zimbabwe est dépourvu de nouveau cabinet depuis
le second tour de l'élection présidentielle du 27 juin dernier.
Sous les auspices du président sud-africain Thabo
Mbeki, la Zanu-PF et l'opposition tentent de trouver un compromis pour
pouvoir former un gouvernement d'union nationale.