DAKAR, 4 septembre (Xinhua) -- Les pays africains
pourraient mieux se développer et gagner beaucoup dans des cadres intégrés
de leurs politiques de développement, a prôné jeudi le Haut
commissaire de l'Organisation pour la Mise en valeur du fleuve
Sénégal (OMVS).
M. Mohamed Ould Merzoug s'est étendu sur les
ambitions de son institution, dont le renforcement de la fourniture en
électricité aux Etats membres, l'aménagement des espaces hydro-agricoles,
la navigabilité du fleuve Sénégal, rapporte l'Agence de presse
africaine.
"Pris individuellement, nos pays ne valent pas
grand-chose. C'est dans la discipline communautaire que nous allons nous
développer", a-t-il lancé, avant de soutenir qu'il suffit de bien
fixer les règles du jeu quand il s'agit de gérer des projets communs
d'intégration et de développement.
"Notre expérience nous a montré à travers l'OMVS que
tout en respectant la souveraineté d'un Etat, on peut faire vivre cet
Etat sous la souveraineté d'un autre Etat", a-t-il expliqué donnant
comme exemple la gestion concertée et le partage équitable des
ressources du bassin du fleuve Sénégal que partagent quatre pays.
Selon lui, l'OMVS créée en 1972, et qui compte
la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, est un exemple
concret d'organisme d'intégration sous-régionale et de
co-développement.