KAMPALA, 4 septembre (Xinhua) -- Le nombre des décès
provoqués par l'épidémie d'hépatite E dans le nord de l'Ouganda est passé à
114 à 123 au cours des deux dernières semaines, alors que le nombre
des personnes infectées est passé de 7 331 à 7 757 durant la même période,
a rapporté la presse locale jeudi.
Le directeur des services cliniques au ministère de
la Santé, Kenya Mugisha, a indiqué que l'hygiène effroyable dans les
districts affectés, où de nombreuses personnes ont été déplacées par un
conflit qui dure depuis 20 ans, a alimenté la propagation de la maladie, a
rapporté le quotidien Monitor.
M. Mugisha a souligné que les maladies liées à
l'hygiène constituent encore un défi pour le pays. Si les habitants de
l'Ouganda dans leur ensemble assuraient une bonne élimination des
déchets humains, ils ne souffriraient pas de maladies telles que
l'hépatite E, le choléra et la dysenterie.
L'hépatite E est une maladie virale aiguë qui peut
entraîner une insuffisance hépatique. Le virus est transmis à l'être
humain par la consommation de boissons ou d'aliments contaminés par des
matière fécales.
La maladie a d'abord frappé le district de Kitgum,
au nord de l'Ouganda, en octobre 2007, mais s'est étendue aux districts de
Gulu, de Pader et de Yumbe.
Le gouvernement a lancé un plan de réponse
d'urgence en août dernier pour contenir cette épidémie dans les districts
affectés en mettant l'accent sur la sensibilisation des habitants locaux
à l'hygiène et sur l'amélioration des équipements sanitaires dans
les camps de personnes déplacées.