DAMAS, 3 septembre (Xinhua) -- Le président français
Nicolas Sarkozy est arrivé à Damas mercredi pour une visite officielle de
deux jours après un gel des contacts politiques entre les deux pays
depuis plus de trois ans.

(Photo: Xinhua/Reuters)
M. Sarkozy, accompagné par son ministre des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner, a été accueilli par le ministre syrien
des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, et d'autres officiels à
l'aéroport international de Damas, a montré en direct la télévision
syrienne.
Le président français s'est immédiatement rendu au
palais présidentiel pour une cérémonie d'accueil officielle, qui sera
suivi d'une réunion avec son homologue syrien, Bachar al-Assad.
M. Sarkozy, premier chef d'Etat occidental à visiter
la Syrie depuis quelques années, discutera avec M. Assad des relations
bilatérales et des moyens de les développer dans tous les domaines, a
rapporté mardi l'agence de presse officielle Sana.
Les derniers développements régionaux et
internationaux, le processus de paix et les né gociations de paix
indirectes entre la Syrie et Israël sous médiation turque seront également
au programme des discussions, a indiqué l'agence Sana.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Pendant le séjour de M. Sarkozy, M. Assad
accueillera un sommet à quatre qui verra également la participation du
Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et de l'émir du Qatar,
Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani.
Ce sommet est considéré comme un événement
important, car la France assume actuellement la présidence de l'Union
européenne, la Syrie est le pays président en exercice de la Ligue arabe et
le Qatar préside le Conseil de coopération du Golfe.
La France a gelé ses contacts officiels de
haut-niveau avec la Syrie juste après l'assassinat de l'ancien Premier
ministre libanais Rafic Hariri en 2005.
Mais le rôle de la Syrie dans la réconciliation au
Liban et ses négociations indirectes avec Israël ont contribué au
changement de la politique française vis-à-vis de Damas et ont
facilité cette visite historique de M. Sarkozy, qui permettra à
Damas de sortir de l'isolement international dans laquel le pays se
trouve depuis des années.