GENEVE, 2 septembre (XINHUA)-Les représentants de la
Géorgie et de la Fédération de Russie se sont reprochés Mardi à Genève lors
de la Conférence du désarmement.
Le représentant géorgien Giogri Gorgiladze a déclaré
que la décision du président russe Dmitri Medvedev du 26 août
reconnaissant l'indépendance des territoires de l'Abkhazie ( Georgie)
et l'Ossétie du Sud (Georgie) fait fi des dispositions de la Charte des
Nations Unies, sape la stabilité et la sécurité internationales, et annule
"cyniquement" sa propre signature de l'accord de cessez-le-feu négocié par
l'Union européenne.
Selon le représentant géorgien, en présentant
délibérément une interprétation erronée des normes et principes
fondamentaux du droit international, la Russie essaie de modifier
unilatéralement les frontières d'un Etat souverain par l'utilisation de la
force militaire. Elle vise à rétablir sa sphère d'influence, tracer de
nouvelles lignes de division en Europe et inverser l'évolution
démocratique des pays de la région.
Le représentant de la Fédération de Russie Valery
Loshchinin a pour sa part souligné que la reconnaissance de l'indépendance
était la seule réponse possible à l'agression de la Georgie.
Cette décision est finale et irréversible, a-t-il ajouté.
Selon le représentant russe, revenant sur les
accusations faites la semaine dernière par la Géorgie sur l'utilisation
d'armes à sous-munitions, la Fédération de Russie répète de manière
catégorique que la population civile n'a absolument pas été visée par des
armes à sous-munitions, comme en a témoigné Human Rights Watch,
organisation qui constate par contre que les forces géorgiennes ont eu
recours à telles armes.
Pourtant, le Secrétaire général de la Conférence
du désarmement et Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève,
M. Sergei Ordzhonikidze a demandé aux délégations de porter toute
leur attention à l'ordre du jour et à l'adoption du rapport annuel plutôt
que d'apporter au débat des questions qui lui sont étrangères.