JERUSALEM, 2 septembre (Xinhua) -- Le niveau de
pauvreté en Israël est plus qu'une affaire de salaires, c'est aussi une
question d'ethnie et de statut social, comme l'indique le récent
rapport de l'Institut national d'assurance (NII) publié mardi.
Le rapport de l'Institut montre que les Bédoins, un
groupe arabe nomade habitant dans le désert qui est la couche de la
population la plus indigente, sont plus appauvris que la popuplation
juive laïque, avec quelque 80% de Bédoins vivant en deça du seuil de la
pauvreté dans des installations non- enrégistrées.
Environ 61% de Bédoins vivant au sein des
communautés enrégistrées sont sous le seuil de la pauvreté.
En dehors de l'ethnie, le rapport a aussi démontré
que la religion constitue un facteur important affectant la qualité de
la vie. A titre d'exemple, la communauté ultra-orthodoxe, avec 57%
de ses membres considérés comme pauvres, est plus pauvre que la
communauté laïque.
40 % de Druze, une entité arabe de religion
distincte, vivent en deça du seuil de la pauvreté au même titre que 50%
des ménages arabo-musulmans.
Le Dr. Daniel Gottlieb, du département de recherches
de l'Institut, a déclaré que les vastes différences dans les niveaux
de pauvreté entre les populations sont enracinées dans les
différences en infrastructures de base telles que l'éducation,
l'eau, l'énergie et les routes.
Le rapport a aussi indiqué que plus de 1,6 million
d'Israéliens sur une population totale de 7 millions y compris 805.000
enfants, vivaient en deça du seuil de la pauvreté l'année dernière.
L'Institut national d'assurance d'Israël est une
organisation nationale destinée à garantir une base financière pour vivre
à ceux qui sont en difficulté de manière temporaire ou à long
terme.