BEIJING, 2 septembre (Xinhua) -- Les 200 millions
d'ouvriers migrants chinois font encore face à une discrimination devant
l'emploi, et les services en leur faveur sont absents, a indiqué un
conseiller politique mardi.
"Les ouvriers migrants sont mal payés et font
l'objet d'une protection sociale insuffisante par rapport à leurs
confrères urbains", a critiqué Li Zhuobin, membre du Comité permanent du
11e Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple
chinois (CCPPC), au cours d'une réunion sur le développement
équilibré entre les régions urbaines et rurales.
Citant l'industrie de construction pour exemple, il
a indiqué que le salaire des ouvriers migrants ne pouvait représenter que
deux tiers ou la moitié de celui des ouvriers urbains.
Dans d'autres cas, les employeurs refusent de
recruter un ouvrier sans permis de résidence permanente dans la
ville.
"De nombreux employeurs ne les paient pas à temps",
a poursuivi Li, aussi vice-président du Comité central du Parti Zhi Gong de
Chine, l'un des huit partis démocratiques de la Chine.
"Le gouvernement doit être plus vigoureux dans la
mise en oeuvre de la réglementation sur la caution salariale dans les
secteurs recrutant un grand nombre d'ouvriers migrants, tels que la
construction, la restauration et le divertissement", a-t-il dit.
Cette réglementation, déjà pratiquée dans le secteur
de la construction, exige des employeurs qu'ils déposent une certaine
somme d'argent sur un compte spécial du département du travail.
Ce fonds est destiné à payer les ouvriers migrants que leurs
employeurs n'ont pas payés.
Il a également proposé de fournir une assistance
judiciaire aux ouvriers migrants pour lutter contre la
discrimination.
Par ailleurs, Li a ajouté que les
politiques préférentielles pour encourager les employeurs devaient couvrir à la
fois les travailleurs urbains et ruraux, et que les gouvernements
locaux devaient continuer à lever les règles discriminatoires contre
les ouvriers migrants.