BRUXELLES, 1er septembre (Xinhua) -- L'Union
européenne espère déployer une mission civile en Géorgie d'ici à la
mi-octobre, a déclaré lundi le Haut représentant de l'Union européenne
(UE) pour la politique étrangère et de sécurité commune Javier Solana.
"J'espère beaucoup que d'ici au prochain sommet du
15 octobre, nous aurons toutes les décisions finalisées" pour le
déploiement de la mission, a déclaré M. Solana à des journalistes avant un
sommet extraordinaire de l'UE sur la crise géorgienne.
Une mission d'enquête d'une quarantaine de personnes
est actuellement sur le terrain, a fait savoir M. Solana.
"Nous aimerions déployer une nouvelle mission
immédiatement" dans l'ensemble des régions contrôlées par les troupes
géorgiennes pour vérifier si l'accord de cessez-le-feu négocié sous la
médiation de la France a été correctement appliqué après les
conflits Géorgie-Russie en Ossétie du Sud, a-t-il ajouté.
"Ce sera une mission forte de quelques centaines de
personnes, pas une grande mission", a affirmé M. Solana avant d'ajouter
que le sommet de lundi et une réunion informelle des ministres des
Affaires étrangères plus tard cette semaine discuteraient de la
mission civile et de l'envoi de soldats de la paix en Géorgie.
Tbilissi souhaite que l'UE envoie des soldats de la
paix pour remplacer les troupes russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie,
où des soldats de la paix russes ont été présents depuis le début
des années 1990, date à laquelle les deux régions séparatistes
géorgiennes ont proclamé leur indépendance vis-à-vis de la
Géorgie suite à l'effondrement de l'ex-Union soviétique.
Moscou a reconnu le 26 août l'indépendance des deux
régions séparatistes, suscitant une condamnation énergique de la part de
l'Occident.
Pourtant, l'UE ne peut pas déployer de contingents
militaires de maintien de la paix dans les deux régions sans une
résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
La Russie, qui a un droit de veto au Conseil de
sécurité, a rejeté une telle opération.
M. Solana a révélé qu'il se rendrait bientôt
à Moscou et Tbilissi, capitale de Géorgie, afin de voir comment
l'UE pourrait aider à régler la crise, provoquée par une guerre de cinq
jours entre la Géorgie et la Russie.