YAOUNDE, 1er septembre (Xinhua) -- Les travaux de la
58e session du Comité régional de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) pour l'Afrique ont été ouverts lundi à Yaoundé par le Premier
ministre camerounais Ephraim Inoni en présence de la directrice générale
de l'OMS Margaret Chan.
L'ordre du jour des travaux prévoit des discussions
sur l'amélioration de la santé de la femme ; la réduction de l'usage
nocif de l'alcool dans la région; la stratégie de prévention et
de lutte contre le cancer ; le rapport d'activité sur l'accélération
de la prévention du VIH et de l'éradication de la poliomyélite, des
propositions pour l'élimination des troubles dus à une carence en iode.
D'autres points portent sur le renforcement des
laboratoires à la détection des maladies ; la mise en oeuvre de la
stratégie sur la santé bucco-dentaire adoptée par les Etats membres en
1988 ; les meilleures pratiques relatives à la réduction de la mortalité
maternelle ; l'accélération de la prévention, du traitement et
des soins du VIH, l'améliorationde la couverture vaccinale etc.
Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique Luis
Gomes Sambo et le représentant du secrétaire général de l'ONU pour le
paludisme Ray Chambers, ainsi que les ministres de la Santé de
47 membres participants et de nombreux experts sont venus pour ces
travaux.
Ils ont à coeur la déclaration d'avril de
Ouagadougou sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé en
Afrique et celle d'Alger du mois de juin, axée sur le renforcement des
systèmes nationaux de recherche pour la santé.
"Les défis que nous devons relever sont ceux de nos
populations notamment leur participation à nos engagements. Car en tant que
médecin je sais qu'il est difficile de donner la santé à
quelqu'un qui n'est pas impliqué", a déclaré le professeur Gottlieb Mone
Kosso, ancien ministre de la Santé du Cameroun, directeur émérite de
l'OMS pour l'Afrique.
Selon l'OMS, le taux élevé de mortalité maternelle
est l'un des problèmes les plus tragiques de l'Afrique. Des 14 pays du
monde où ce taux de mortalité dépasse 1000 sur 100.000 naissances
vivantes, 13 se trouvent en Afrique subsaharienne.
La réduction du taux de mortalité maternelle de 75%
d'ici à 2015 est l'une des priorités de l'OMS. Une récente étude menée
par cette institution montre cependant que cette réduction en 2005 se
chiffrait à 0,1% seulement dans la région.
La responsabilité de cette situation a été imputée
à un certain nombre de contraintes liées aux système de santé, y compris
le fait que 57% des femmes des pays de la région n'ont pas accès
à l'assistance du personnel qualifié pendant l'accouchement.