NAIROBI, 1er septembre (Xinhua) -- Des responsables
de gouvernements africains rencontreront des officiels onusiens
chargés du désarmement et des représentants de la société civile
à Nairobi cette semaine pour discuter de la manière dont le Traité
sur le commerce des armes (ATT) pourrait empêcher les transferts
irresponsables d'armes et assurer le développement durable en
Afrique.
Dans un communiqué, le Réseau d'action international
sur les petites armes a déclaré que la réunion de mercredi sera présidée
par l'ambassadeur Philip Richard Owade de la mission permanente
du Kenya à l'ONU à Genève et membre du Groupe gouvernemental des
experts de l'ATT.
Le flux incontrôlé d'armes conventionnelles a
provoqué des crises humanitaires graves et nui aux opportunités de
développement en Afrique.
Dans un rapport publié en 2007, Oxfam et IANSA ont
estimé que les conflits armés coûtent au continent près de 18 milliards de
dollars américains par an.
"Les gouvernements vont se réunir pour discuter de
la manière dont le Traité sur le commerce des armes fait partie de la
solution pour ce problème économique et humanitaire", a souligné le
communiqué.
Le texte a indiqué que les discussions porteront sur
l'impact des transferts internationaux irresponsables d'armes sur les
Etats africains.
"La réunion abordera également comment les
réglementations globales légalement contraignantes pour les Etats
importateurs et exportateurs peuvent assurer que les transferts d'armes
n'aient pas de conséquences négatives sur la sécurité régionale ou le
développement durable", a informé le communiqué.
Près de 95% des armes généralement utilisées dans
les conflits africains, les AK47, ne sont pas fabriquées en Afrique et
proviennent d'autres pays.
L'Afrique a d'urgence besoin d'un Traité sur
le commerce des armes pour contrôler ce commerce mortel.