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Les dirigents de l'UE commencent leur sommet extraordinaire sur la crise géorgienne
  2008-09-02 07:20:39  

Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ont commencé lundi après-midi à Bruxelles leur sommet extraordinaire pour examiner les  conséquences du conflit Russie-Géorgie, et élaborer une attitude  commune de l'UE face à la politique de la Russie vis-à-vis de la  Géorgie.

(Photo: Xinhua)

     BRUXELLES, 1er septembre (Xinhua) -- Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ont commencé lundi après-midi à Bruxelles leur sommet extraordinaire pour examiner les  conséquences du conflit Russie-Géorgie, et élaborer une attitude  commune de l'UE face à la politique de la Russie vis-à-vis de la  Géorgie. 

     Lors de leur reunion, les dirigeants de l'UE doivent réitérer  leur condamnation contre la Russie en raison de sa reconnaissance  de l'indépendance de deux régions séparatistes de la Géorgie que  sont l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. 

     Ils doivent également demander à Moscou de respecter les termes du plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait des troupes russes de Géorgie. 

     En même temps, les dirigeants des 27 envisagent d'envoyer un  message clair de soutien à la Géorgie, en promettant une aide pour sa reconstruction et en assurant un accord de libre-échange avec  ce pays et l'ouverture d'un dialogue sur le régime de visa en  faveur des Géorgiens. 

     Les dirigeants de l'UE ne projettent pas de dévoiler des plans  de sanctions contre la Russie, bien que certains pays membres,  dont la Pologne, fassent des efforts actifs pour l'élaboration de  ces plans. 

     Juste quelques heures avant le sommet, la France, l'Italie et  l'Allemagne, qui constituent les "grands" de l'UE, ont exclu  l'instauration de sanctions contre la Russie, malgré son  intervention en Géorgie et sa reconnaissance de l'indépendance des deux régions séparatistes géorgiennes. 

Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ont commencé lundi après-midi à Bruxelles leur sommet extraordinaire pour examiner les  conséquences du conflit Russie-Géorgie, et élaborer une attitude  commune de l'UE face à la politique de la Russie vis-à-vis de la  Géorgie.

(Photo: Xinhua)

     La France, qui assume actuellement la présidence de l'UE, s'est efforcée en sorte que le sommet ne se concentre pas sur les  sanctions contre Moscou, afin d'éviter des divisions au sein de  l'UE.  

     "Aujourd'hui, le mot de 'sanctions' n'est pas à l'ordre du jour, le mot qui est à l'ordre du jour, c'est le dialogue", a affirmé le Premier ministre français François Fillon. 

     Certians pays membres de l'UE comme la Grande-Bretagne, la  Pologne et la Lettonie insistent pour réexaminer les relations  entre l'UE et la Russie ou imposer des sanctions contre celle-ci,  alors que les "grands" de l'UE préfèrent maintenir un dialogue  avec la Russie, principal fournisseur d'énergie et important  partenaire commercial de l'UE.  

     "Nous avons besoin d'un rôle européen fort et réfléchi pour  permettre un retour à la raison et à la responsabilité", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter  Steinmeier, qui ne veut surtout pas provoquer d'"escalade". 

Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ont commencé lundi après-midi à Bruxelles leur sommet extraordinaire pour examiner les  conséquences du conflit Russie-Géorgie, et élaborer une attitude  commune de l'UE face à la politique de la Russie vis-à-vis de la  Géorgie.

(Photo: Xinhua)

     La Géorgie, une ancienne république soviétique et fidèle alliée des Etats-Unis, est depuis longtemps en désaccord avec la Russie à propos des deux régions séparatistes et concernant sa volonté de  rejoindre l'OTAN et l'UE.  

     La Géorgie a envoyé début août des troupes en Ossétie du Sud,  pour en reprendre le contrôle, entraînant une contre-offensive de  grande envergure de la Russie et la reconnaissance par celle-ci  des deux régions séparatistes.

 

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