(Photo: Xinhua)
BRUXELLES, 1er septembre (Xinhua) -- Les dirigeants
des 27 pays membres de l'Union européenne (UE) ont commencé lundi
après-midi à Bruxelles leur sommet extraordinaire pour examiner les
conséquences du conflit Russie-Géorgie, et élaborer une attitude
commune de l'UE face à la politique de la Russie vis-à-vis de la
Géorgie.
Lors de leur reunion, les dirigeants de l'UE doivent
réitérer leur condamnation contre la Russie en raison de sa reconnaissance
de l'indépendance de deux régions séparatistes de la Géorgie que
sont l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.
Ils doivent également demander à Moscou de respecter
les termes du plan de paix négocié par le président français Nicolas
Sarkozy, qui prévoit le retrait des troupes russes de Géorgie.
En même temps, les dirigeants des 27 envisagent
d'envoyer un message clair de soutien à la Géorgie, en promettant une aide
pour sa reconstruction et en assurant un accord de libre-échange avec
ce pays et l'ouverture d'un dialogue sur le régime de visa en faveur
des Géorgiens.
Les dirigeants de l'UE ne projettent pas de dévoiler
des plans de sanctions contre la Russie, bien que certains pays membres,
dont la Pologne, fassent des efforts actifs pour l'élaboration de
ces plans.
Juste quelques heures avant le sommet, la France,
l'Italie et l'Allemagne, qui constituent les "grands" de l'UE, ont exclu
l'instauration de sanctions contre la Russie, malgré son
intervention en Géorgie et sa reconnaissance de l'indépendance
des deux régions séparatistes géorgiennes.
(Photo: Xinhua)
La France, qui assume actuellement la présidence de
l'UE, s'est efforcée en sorte que le sommet ne se concentre pas sur les
sanctions contre Moscou, afin d'éviter des divisions au sein de
l'UE.
"Aujourd'hui, le mot de 'sanctions' n'est pas à
l'ordre du jour, le mot qui est à l'ordre du jour, c'est le dialogue", a
affirmé le Premier ministre français François Fillon.
Certians pays membres de l'UE comme la
Grande-Bretagne, la Pologne et la Lettonie insistent pour réexaminer les
relations entre l'UE et la Russie ou imposer des sanctions contre
celle-ci, alors que les "grands" de l'UE préfèrent maintenir un dialogue
avec la Russie, principal fournisseur d'énergie et important
partenaire commercial de l'UE.
"Nous avons besoin d'un rôle européen fort et
réfléchi pour permettre un retour à la raison et à la responsabilité", a
déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter
Steinmeier, qui ne veut surtout pas provoquer d'"escalade".
(Photo: Xinhua)
La Géorgie, une ancienne république soviétique et
fidèle alliée des Etats-Unis, est depuis longtemps en désaccord avec la
Russie à propos des deux régions séparatistes et concernant sa volonté de
rejoindre l'OTAN et l'UE.
La Géorgie a envoyé début août des troupes en
Ossétie du Sud, pour en reprendre le contrôle, entraînant une
contre-offensive de grande envergure de la Russie et la reconnaissance par
celle-ci des deux régions séparatistes.
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