CANBERRA, 1er septembre (Xinhua) -- Le conflit qui
oppose la Géorgie à la Russie a suscité des inquiétudes concernant la
possibilité de détournement de l'uranium australien pour produire
des armes nucléaires.
Le ministre australien des Affaires étrangères,
Stephen Smith, a indiqué lundi que la situation en Géorgie sera prise en
considération au moment de ratifier ou non l'accord sur l'uranium
signé avec la Russie.
"Lorsqu'il s'agira de le ratifier, le gouvernement
prendra en considération non seulement les mérites de cet accord, mais
également les événements actuels en Géorgie et l'état des relations
bilatérales entre l'Australie et la Fédération russe", a déclaré M. Smith
au parlement.
Il a également souligné que les inquiétudes du
gouvernement concernant la situation en Gé orgie ont déjà été transmises
aux autoritiés russes.
Une commission parlementaire fédérale a également
appris lundi que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a
mené aucune inspection en Russie depuis 2001.
La commission se penche actuellement sur l'accord
conclu par l'ancien gouvernement Howard l'année dernière qui permet à la
Russie d'acheter de l'uranium australien à des fins civiles sous
strictes conditions.
Mais le directeur général du Bureau australien
de protection et de non-prolifération, John Carlson, a jugé qu'il est
peu probable que l'uranium australien soit utilisé par la Russie
pour produire des armes nucléaires, "car la Russie a cessé de produire
du matériel fissile destiné aux armes nucléaires il y a quinze ans ou
plus".