BRUXELLES, 31 août (Xinhua) -- Les dirigeants des 27
pays membres de l'Union européenne (UE) se réuniront le 1er septembre
à Bruxelles pour un sommet extraordinaire à l'initiative du président
français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure actuellement la présidence
tournante de l'UE.
La rencontre portera non seulement sur la situation
en Géorgie, mais également sur l'avenir des relations UE-Russie, notamment
sur la possibilité d'introduire des sanctions contre Moscou qui a
reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie le 26
août.
Dans une tribune publiée dans le journal dominical
The Observer, le Premier ministre britannique Gordon Brown annonce qu'il
fera pression en faveur d'un réexamen minutieux des rapports de l'UE
avec la Russie lors du Conseil européen extraordinaire de lundi à
Bruxelles.
Avant la tenue de ce sommet, le président russe
Dmitri Medvedev a abordé samedi par téléphone avec Gordon Brown les raisons
qui ont poussé Moscou à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et
de l'Ossétie du Sud.
Dmitri Medvedev a assuré Gordon Brown que les
principes du " plan Medvedev-Sarkozy" pour un règlement du conflit sur le
territoire géorgien étaient toujours en vigueur et que Moscou les
appliquait strictement. Selon les observateurs à Bruxelles, la
Russie a tenté de calmer le jeu avant le sommet extraordinaire de
l'UE.
La présidence française de l'UE a laissé entendre
que les sanctions n'étaient pas à l'ordre du jour. La Pologne et les
trois pays baltes, les critiques les plus ardents de Moscou au sein de
l'UE ont également baissé le ton afin d'éviter des divisions au sein
de l'UE.
Les Vingt-sept feront clairement savoir lors du
sommet extraordinaire que la décision russe de reconnaître
l'indépendance des régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie
"n'est pas acceptable", car elle viole le droit international. Ils
exhorteront aussi la Russie à "appliquer pleinement, honnêtement et
de bonne foi l'accord de cessez-le-feu en six points", sans qu'un délai
précis n'ait été défini.
Afin d'envoyer un message fort de soutien à
la Géorgie, l'UE annoncera le renforcement de ses relations avec la
Géorgie lors de ce sommet. L'offre inclura un accord de libre-échange
et l'ouverture d'un dialogue sur le régime de visa.