LAGOS, 26 août (Xinhua) -- La dernière série des
négociations sur le changement climatique de l'ONU, qui a commencé jeudi
dernier et s'achèvera ce mercredi à Accra, Ghana, a pour objectif de
dépasser les désaccords sur les outils que les pays utilisent pour réduire
les émissions de gaz à effet de serre et accélérer les progrès en vue d'un
nouveau traité sur le climat d'ici la fin de l'année 2009, a-t-on pu lire
dans un article paru sur le site Internet Euractive.com
"Il nous reste peu de temps pour obtenir un texte de
négociation solide. Evidement, l'heure tourne", a déclaré Yvo de
Boer, chef de la Convention cadre des Nations Unies sur le
changement climatique (UNFCCC), à un millier de représentants de 160
pays à l'ouverture de cette réunion de six jours.
Selon l'article de Euractive, il s'agit de la
troisième conférence de l'ONU sur le changement climatique depuis que les
pays se sont engagés à Bali (Indonésie) à adopter un accord
climatique global d'ici décembre 2009. Mais les progrès ont été
lents au cours des deux dernières réunions de Bangkok et de Bonn.
Les observateurs pensent que les désaccords entre
les pays développés et les pays en voie de développement, ainsi que les
incertitudes concernant la direction de la politique américaine sur
le climat à la fin du mandat du président George W. Bush, le
ralentissement économique et l'échec récent des négociations
commerciales mondiales de l'OMC signifient que les représentants
à Accra ne pourront pas s'engager fermement, selon Euractive.
A Accra, les experts essaient d'atteindre un accord
sur les systèmes et outils que les pays développés peuvent utiliser pour
atteindre leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre, a
expliqué M. de Boer. Parmi les moyens actuellement examinés, on
retrouve les propositions faites par les Japonais, une approche " du
bas vers le haut", dans laquelle différents objectifs d'émission de gaz à
effet de serre seraient fixés pour les secteurs industriels particulier,
comme l'acier ou l'énergie, en prenant en considération leurs
caractéristiques et circonstances spécifiques.
Mais ces approches inquiètent les pays en voie de
développement. Ces derniers craignent que les pays développés utilisent des
références par secteur, par exemple la quantité d'énergie requise
pour produire une tonne de ciment, comme un moyen pour bloquer
les marchandises provenant des industries moins efficaces des pays en
voie de développement, indiqué l'article d'Euractive.
La réunion d'Accra fait partie du processus vital
de l'ONU conçu pour atteindre un accord sur une coopération plus
forte dans la lutte contre le changement climatique à la Conférence
des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague en
2009.