GAZA, 23 août (Xinhua) -- Plusieurs milliers de
Palestiniens se sont mis à siffler et crier samedi après-midi, lorsque les
bateaux Free Gaza et Liberty, avec à leur bord des militants
internationaux, sont arrivés au port de pêche de Gaza dans le cadre
des protestations contre le blocus israélien.
Les drapeaux de différents pays, dont l'Allemagne,
la France, Chypre, la Grèce, le Liban, le Royaume Uni et la Turquie,
étaient visibles sur les bateaux qui ont levé l'ancre vendredi à
Chypre.
Les slogans "Liberté pour Gaza" et "Nous arrivons"
étaient écrits sur l'un des navires.
S'approchant des côtes de Gaza, les deux
embarcations ont laissé s'envoler 5.000 ballons noirs, rouges, verts et
blancs, les quatre couleurs du drapeau palestinien.
Sur chaque ballon était inscrit le slogan "Libérer
la Palestine" et l'image d'une colombe de la paix y figurait. Des
drapeaux palestiniens étaient visibles sur les deux bateaux.
Parmi les militants se trouve une survivante de
l'Holocauste et la belle-soeur de l'ancien Premier ministre britannique
Tony Blair. Les deux bateaux ont aussi amené des prothèses auditives
pour des enfants palestiniens malentendants.
Les Palestiniens ont chaleureusement accueilli les
deux navires, après qu'Israël eut finalement décidé de les laisser entrer
dans les eaux de Gaza.
Jamal al-Khodari, le chef de file du Comité
populaire pour la fin du blocus, a affirmé que c'est "un grand moment de
voir des gens qui soutiennent notre cause montrer leur solidarité avec
nous et envoyer au monde le message que l'inéquitable blocus contre
Gaza doit finir dans un proche avenir".
Les militants internationaux rencontreront le
Premier ministre déchu du Hamas, Ismaïl Haniyah. Ce dernier a appelé les
dirigeants arabes à envoyer des bateaux à Gaza pour briser le blocus
israélien sur cette enclave palestinienne.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui
se trouve à Ramallah en Cisjordanie, a aussi téléphoné aux
militants internationaux et qualifié leur initiative de premier pas vers
la fin du blocus des territoires palestiniens.