ANTANANARIVO, 23 août (Xinhua) -- Les écoles privées
catholiques à Madagascar ont décidé de ne pas suivre la réforme
de l'éducation préconisée par le gouvernement dans son projet
" éducation pour tous" lancé en 2003.
Le chef de l'Eglise Catholique malgache, Mgr. Odon
Razanakolona, a déclaré dans un communiqué de presse publié
samedi que les évêques catholiques ont décidé, à la fin d'une conférence
de 3 jours, qui s'est clôturée vendredi à Antananarivo, que les
écoles catholiques n'envisagent pas de procéder à la réforme de
l'éducation préconisée par le gouvernement malgache à la rentrée
prochaine.
Selon le programme éducatif du gouvernement, les
écoles devriont utiliser le Malagasy comme langue d'enseignement, la
durée de l'école primaire serait étendue à 7 ans et la réforme
serait effectuée pendant l'année scolaire 2008-2009 dans 20
circonscriptions scolaires pour la première étape.
Toutefois, les écoles catholiques, qui représentent
40% des écoles privées à Madagascar, ont décidé de maintenir l'ancien
système d'éducation dans le pays parce qu'elles n'ont pas été
convaincues par la réforme, en particulier l'utilisation de la
langue Malagasy comme langue d'enseignement et l'expansion des
années scolaire, selon la radio catholique, Radio Don Bosco,
samedi.
Mais elles ont promis de continuer leur coopération
avec le Ministère de l'Education et d'appliquer la réforme dans leurs
écoles quand elles pouvaient voir l'effet de la réforme après
certaines années.
A Madagascar, l'éducation nationale se divise en 4
étapes, à savoir l'école primaire, le collège, le lycée et l'université.
En vertu de la loi sur l'éducation modifiée par le
Parlement malgache en juin dernier, les années scolaires primaires ont été
étendues à 7 ans au lieu de 5 ans, le collège a été raccourci à 3
ans au lieu de 4 ans, alors que le lycée a été mis seulement 2 ans au
lieu de 3 ans auparavant.
Le Parlement a également décidé que le Malagasy est
la langue d'enseignement pour les cinq premières années alors que le
Français et l'Anglais ont continué à être matières à enseigner.
La réforme devrait commencer dans 20
circonscriptions scolaires dans l'année scolaire 2008-2009 avec l'aide de
la Banque mondiale et 45 autres écoles envisagent de procéder à la réforme
l'année suivante.
Le Président Marc Ravalomanana a dit que la réforme
visait à renforcer les compétences des écoles avec un système éducatif
répondant aux normes internationales en termes de qualité et
d'efficacité afin que Madagascar devienne une nation compétitive
à l'économie mondiale.
La Banque mondiale et le Fonds des Nations
Unies pour l'enfance (UNICEF) ont fourni des subventions de 125,1
millions de dollars américains pour appuyer la réforme de l'éducation dans
la grande île de l'Océan Indien.