TBILISSI, 23 août (Xinhua) --
Le Parlement géorgien a décidé samedi de prolonger l'état de guerre dans
le pays, alors que la Russie a affirmé qu'elle maintiendrait les postes
d'observation de maintien de la paix autour de l'Ossétie du Sud et de
l'Abkhazie, deux régions séparatistes de Géorgie.

(Photo:
Xinhua)
Le Parlement a approuvé à l'unanimité la proposition
du chef d'Etat Mikhail Saakachvili consistant à prolonger l'état de
guerre en Géorgie, déclaré initialement pour une durée de 15 jours,
jusqu'au 8 septembre.
Les forces russes "maintiennent encore des
territoires stratégiquement importants sous contrôle", a affirmé David
Darchiashvili, chef de la Commission de l'intégration européenne du
Parlement, cité par l'agence de presse Interfax.
De son côté, Anatoly Nogovitsyn, chef adjoint de
l'état- major général de Russie, a précisé samedi à Moscou que la Russie
garderait plusieurs postes d'observation de maintien de la paix dans
la zone de sécurité autour de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
Les propos de Anatoly Nogovitsyn ont été tenus un
jour après le retrait des forces russes de la ville stratégique de Gori, à
76 km au nord-ouest de la capitale géorgienne de Tbilissi, ce qui a
permis à la police géorgienne d'en reprendre le contrôle.
Le ministre russe de la Défense Anatoly Serdyukov a
affirmé que la Russie avait achevé le retrait de ses troupes de Géorgie
vendredi.
La Géorgie a lancé le 7 août des attaques contre sa
région séparatiste de l'Ossétie du Sud, dans la tentative de reprendre
le contrôle sur la région. En réaction, la Russie a envoyé des
troupes qui ont poussé des forces géorgiennes en dehors de la région
et ont pris d'assaut une partie du territoire géorgien.
Selon l'accord de paix conclu entre la Russie et la
Géorgie sous l'égide de la France, les troupes russes doivent se retirer
vendredi.
L'Ossétie du Sud a proclamé son indépendance
vis-à-vis de la Géorgie en début des années 1990, mais son indépendance
n'est pas reconnue internationalement.