DAR ES-SALAAM, 23 août (Xinhua) -- Le ministre
tanzanien des Affaires étrangères a affirmé qu'il n'y avait rien de mal à
ce que son pays rejoigne l'Organisation de la conférence islamique
(OCI).
Le propos du ministre des Affaires étrangères
Bernard Membe au Parlement vise à préparer le terrain pour le pays à
adhérer à l'OCI.
Le journal local The Guardian a cité samedi le
ministre des Affaires étrangères indiquant : "Nous sommes convaincus qu'il
n'y a rien de mal pour la Tanzanie de rejoindre l'OCI".
"L'adhésion à l'OCI aiderait le pays à se
débarrasser des prix élevés du pétrole", a ajouté le ministre qui se
rendait aux débats sur le vote du budget de son pays à l'assemblée
nationale tenue vendredi à Dodoma.
Le ministre a également noté qu'il n'y avait ni
d'effet néfaste du côté religieux ni de menace à la sécurité.
Le consensus sur l'adhésion à l'OCI est parvenu lors
d'une réunion tenue entre le gouvernement de la république unie et le
Parlement de Zanzibar, connu sous le nom de la Chambre des
représentants, au début de l'année.
Zanzibar, une région appartenant à la République
unie de Tanzanie, a adhéré à l'OCI en 1993 mais s'en est retirée peu
après.
M. Membe a souligné que plus de 20 pays africains y
compris ceux qui sont principalement chrétiens ont adhéré à
l'organisation et en profitent.
25 des 57 membres de l'OCI sont africains.