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La dernière série des négociations de l'ONU sur le changement climatique débute à Accra
  2008-08-22 07:51:53  

     NAIROBI, 21 août (Xinhua) -- La dernière série des négociations sur le changement climatique sous l'égide des Nations Unies a  débuté jeudi à Accra, capitale du Ghana, selon un communiqué de  presse de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement  climatique (UNFCCC). 

     Plus de 1 600 participants, y compris les représentants des  gouvernements de 160 pays et des représentants du milieu des  affaires et de l'industrie, des organisations environnementales et des institutions de recherche participent à cette réunion d'une  semaine, a indiqué le communiqué de presse. 

     Les "Négociations de l'ONU sur le changement climatique -  Accra, 2008" constituent la troisième session majeure de l'UNFCCC  cette année pour parvenir à un accord sur le renforcement de l'  action coopérative à long-terme sur le changement climatique.  L'accord devrait être conclu en décembre 2009 à Copenhague. 

     La réunion d'Accra a été inaugurée par le président ghanéen  John Kufuor, qui a indiqué que la partie nord de son pays en  particulier avait connu de terribles sécheresses et inondations  ces derniers temps. 

     Au Ghana, les pluies ont diminué de 20% ces trente dernières  années, alors que près de 1 000 km2 de terres seraient perdues  dans le Delta de la Volta en raison de l'augmentation du niveau  des mers et des inondations. 

     "Il existe un besoin urgent de renforcer la capacité des pays, notamment en Afrique, pour faire face à de tels impacts  climatiques", a souligné le président Kufuor. 

     "C'est pourquoi, j'aimerais appeler à un accord international  ou une 'entente' dans lequel les pays en voie de développement  s'engageraient à lutter contre le changement climatique. En  échange, la communauté internationale devrait s'engager à fournir  des financements adéquats, prévisibles et à long-terme et du  soutien en terme de transfert des technologies et de renforcement  des capacités", a-t-il ajouté. 

     Le président ghanéen a fait remarquer que le temps s'écoulait  dans les négociations consacrées à l'accord international crucial  sur le changement climatique qui fera non seulement réduire  radicalement les émissions de gaz à effet de serre, mais génèrera  également "des milliards de dollars" dont les pays pauvres ont  besoin pour s'adapter aux effets inévitables du changement  climatique. 

     A Accra, les négociations sur les engagements supplémentaires  des Parties au protocole de Kyoto se poursuivront. L'objectif de  ces négociations est de clarifier les outils et systèmes mis à la  disposition des pays industrialisés pour atteindre les objectifs  de réduction des émissions avant 2012, année d'expiration du  protocole, ainsi que d'identifier les options pour renforcer leur  efficacité et contribution au développement durable. 

     "Les parties réunies sous le protocole de Kyoto doivent  rapidement atteindre un accord sur les règles et systèmes qui  seront mis à la disposition des pays développés pour atteindre  leurs objectifs futurs de réduction d'émission", a insisté le  secrétaire exécutif de l'UNFCCC, Yvo de Boer. 

     Un atelier de travail se tiendra sur les approches  sectorielles et les actions spécifiques aux secteurs. Le mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto ne permet  aujourd'hui que les réductions d'émission à partir de projets qui  recevront des crédits. Ce mécanisme et d'autres pourraient être  étendus pour impliquer d'importants secteurs de l'économie, par  exemple l'acier, le ciment et les secteurs énergétiques, selon le  communiqué de presse. 

     Un second atelier de travail portera sur les approches  politiques et les offres positives visant à réduire les émissions  dues à la déforestation et à la dégradation de la forêt dans les  pays en voie de développement. Les émissions dues à la  déforestation représentent 20% des émissions totales de gaz à  effet de serre.