NAIROBI, 21 août (Xinhua) -- La dernière série des
négociations sur le changement climatique sous l'égide des Nations Unies a
débuté jeudi à Accra, capitale du Ghana, selon un communiqué de
presse de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement
climatique (UNFCCC).
Plus de 1 600 participants, y compris les
représentants des gouvernements de 160 pays et des représentants du milieu
des affaires et de l'industrie, des organisations environnementales
et des institutions de recherche participent à cette réunion d'une
semaine, a indiqué le communiqué de presse.
Les "Négociations de l'ONU sur le changement
climatique - Accra, 2008" constituent la troisième session majeure de
l'UNFCCC cette année pour parvenir à un accord sur le renforcement de l'
action coopérative à long-terme sur le changement climatique.
L'accord devrait être conclu en décembre 2009 à Copenhague.
La réunion d'Accra a été inaugurée par le président
ghanéen John Kufuor, qui a indiqué que la partie nord de son pays en
particulier avait connu de terribles sécheresses et inondations ces
derniers temps.
Au Ghana, les pluies ont diminué de 20% ces trente
dernières années, alors que près de 1 000 km2 de terres seraient perdues
dans le Delta de la Volta en raison de l'augmentation du niveau des
mers et des inondations.
"Il existe un besoin urgent de renforcer la capacité
des pays, notamment en Afrique, pour faire face à de tels impacts
climatiques", a souligné le président Kufuor.
"C'est pourquoi, j'aimerais appeler à un accord
international ou une 'entente' dans lequel les pays en voie de
développement s'engageraient à lutter contre le changement climatique. En
échange, la communauté internationale devrait s'engager à fournir
des financements adéquats, prévisibles et à long-terme et du soutien
en terme de transfert des technologies et de renforcement des capacités",
a-t-il ajouté.
Le président ghanéen a fait remarquer que le temps
s'écoulait dans les négociations consacrées à l'accord international
crucial sur le changement climatique qui fera non seulement réduire
radicalement les émissions de gaz à effet de serre, mais génèrera
également "des milliards de dollars" dont les pays pauvres ont
besoin pour s'adapter aux effets inévitables du changement
climatique.
A Accra, les négociations sur les engagements
supplémentaires des Parties au protocole de Kyoto se poursuivront.
L'objectif de ces négociations est de clarifier les outils et systèmes mis
à la disposition des pays industrialisés pour atteindre les objectifs
de réduction des émissions avant 2012, année d'expiration du
protocole, ainsi que d'identifier les options pour renforcer leur
efficacité et contribution au développement durable.
"Les parties réunies sous le protocole de Kyoto
doivent rapidement atteindre un accord sur les règles et systèmes qui
seront mis à la disposition des pays développés pour atteindre leurs
objectifs futurs de réduction d'émission", a insisté le secrétaire
exécutif de l'UNFCCC, Yvo de Boer.
Un atelier de travail se tiendra sur les approches
sectorielles et les actions spécifiques aux secteurs. Le mécanisme de
développement propre du protocole de Kyoto ne permet aujourd'hui que les
réductions d'émission à partir de projets qui recevront des crédits. Ce
mécanisme et d'autres pourraient être étendus pour impliquer d'importants
secteurs de l'économie, par exemple l'acier, le ciment et les secteurs
énergétiques, selon le communiqué de presse.
Un second atelier de travail portera sur
les approches politiques et les offres positives visant à réduire
les émissions dues à la déforestation et à la dégradation de la forêt dans
les pays en voie de développement. Les émissions dues à la
déforestation représentent 20% des émissions totales de gaz à effet de serre.