NAIROBI, 20 août (Xinhua) -- Les tortues marines
restent menacées par le tourisme et la pêche dans l'océan Indien et
l'Asie du Sud-est malgré les efforts pour les protéger, a souligné
mercredi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à
l'occasion d'une réunion sur la protection de ces animaux qui se déroule à
Bali (Indonésie) du 20 au 23 août.
Le PNUE a souligné que les résultats étaient mitigés
concernant les tentatives de protéger les tortues marines dans
ces régions. Alors que la population de caouannes d'Afrique du Sud a
augmenté au cours des 40 dernières années, avec des nids passant de
250 à 1750, leur nombre dans l'est de l'Australie et à Madagascar a subi
un sérieux déclin.
Huit pays ont déjà mis en place des plans d'action
nationale pour protéger les tortues et 10 autres préparent leur stratégie
nationale. L'Australie, Oman, les Seychelles et l'Afrique du Sud
sont parmi les pays qui surveillent leurs populations de tortues
depuis des dizaines d'anné es.
Même si les prédateurs naturels représentent la
menace la plus courante pour les tortues marines, leur capture accidentelle
dans les filets de pêche, la collecte d'oeufs, le braconnage et le
retour de méthodes de pêche destructrices, telles que l'utilisation
de la dynamite et du poison, contribuent à leur déclin significatif.
Selon le PNUE, le développement côtier, notamment
les installations touristiques, se fait à un rythme très rapide dans
la région de l'océan Indien. Les risques d'un impact négatif sur les
plages de pontes et celles de repos pour les tortues ont augmenté.
Les délégations de plus de 30 pays à la
conférence de Bali examineront la mise en oeuvre d'un plan de conservation et
de gestion mettant l'accent sur les problèmes de développement
côtier et d'interaction de la pêche avec les tortues marines.