YAOUNDE, 19 août (Xinhua) -- La Commission nationale
anti- corruption (Conac) du Cameroun a joué un rôle important dans le
renforcement de"l'opération épervier" (code pour une campagne contre
ce fléau) et dans l'interpellation de plusieurs hautes personnalités ces
derniers mois, a annoncé mardi le président de la Conac Paul Tessa lors
d'une conférence de presse.
Selon l'agenda de la Conac, un programme sur la
Cameroon Radio and Television (CRTV) axé sur les missions de la structure
démarrera le 23 août et le site Internet de la Conac sera lancé le 28
août. Au début de septembre, il y aura une campagne de la lutte contre la
corruption dans le secteur des médias.
La Conac a pour mission de suivre et évaluer
l'application effective du plan gouvernemental de lutte contre la
corruption ; recueillir les dénonciations ; mener les investigations,
procéder le cas échéant au contrôle des projets exécutés ou en exécution ;
diffuser et vulgariser les textes sur la lutte contre la corruption,
a indiqué M. Tessa.
A la question de savoir ce qui se passerait si le
président de la république du Cameroun était impliqué dans un acte de
corruption, M. Tessa a répondu : "nous avons prêté serment que nous
mènerons nos activités sans faveur ni haine et nous avons le droit
d'investiguer partout où nos missions nous le permettent".
Il a recommandé aux médias d'aider sa structure dans
la prévention, la formation et la sensibilisation des populations
dans la lutte contre la corruption. "Apportez-nous des dossiers
de corruption si vous en avez, nous les étudierons", a-t-il dit.
"Aidez-nous par la sensibilisation, à renverser la
tendance selon laquelle le Cameroun demeure parmi les pays les plus
corrompus", a-t-il poursuivi.
Créée en mars 2006 par le président Paul Biya,
la Conac dont les membres ont été nommés en mars 2007, tire ses
ressources des dotations inscrites au budget de l'Etat, des fonds provenant
des partenaires au développement, des dons etc.