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Kenya : Odinga cherche la libération des auteurs présumés des violences électorales
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Kenya : Odinga cherche la libération des auteurs présumés des violences électorales
  2008-08-19 08:17:50  

      NAIROBI, 18 août (Xinhua) -- Le Premier ministre kényan,  Raila Odinga, a remis sur le tapis le débat concernant l'amnistie  lundi en demandant à des experts indépendants d'enquêter sur les  violences post-électorales. 

     Lors d'une conférence sur le droit international à Nairobi,  M. Odinga, qui a formé un gouvernement de coalition avec le  président Mwai kibaki cette année, a déclaré que les personnes  arrêtées pour les violences devraient être libérées car la police  agissait sous instruction d'une des parties au conflit. 

     Le Premier ministre a indiqué que la libération des suspects permettra à des commissions indépendantes d'achever leurs enquêtes. 

     La commission indépendante d'examen conduite par le juge sud- africain à la retraire, Johann Kriegler, enquête sur la conduite  des élections et sur le processus controversé de décompte qui a  mené au conflit, alors que la Commission d'enquête sur les  violences post-électorales mené e par le juge d'appel, Phillip  Waki, a été mise en place pour enquêter sur les faits et les  circonstances environnantes liées au chaos. 

     "Les commissions de Waki et de Kriegler doivent être chargées  de décider sur la controverse d'amnistie", a-t-il dit. 

     M. Odinga a rejeté les enquêtes menées par la police,  avançant que les agents de l'ordre avaient participé aux violences et ne peuvent donc pas fournir d'enquêtes équitables. Il a ensuite indiqué qu'une partie serait favorisée si la police obtenait l'  autorisation d'enquêter sur les auteurs des violences. 

     "Libérons les suspects, la police elle-même était acteur au  conflit, nous ne parlons pas d'amnistie, nous parlons de justice,  libérons tout le monde, et si nous devons procéder à des  arrestations, arrêtons également les officiers de police qui ont  tiré pour tuer", a-t-il souligné. 

     Selon M. Odinga, à cette période, toute la machine étatique  était sous le contrôle du Parti de l'unité nationale (PNU), ce qui a entrainé l'arrestation d'un nombre important de partisans de son parti, le Mouvement démocratique orange (ODM). 

     Il a ajouté que les partisans de l'ODM manifestaient contre  la manière dont la Commission électorale avait mené cette élection. 

     Des milliers de personnes sont toujours détenues par la  police pour les violences de décembre et janvier qui ont fait plus d'un millier de morts et des centaines de milliers de déplacés.