JOHANNESBURG, 15 août (Xinhua) -- La zone de libre
échange de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC)
sera formellement lancée lors du 28e sommet du regroupement régional,
qui se tiendra samedi et dimanche à Johannesburg en Afrique du
Sud.
Depuis sa fondation en 1980, la SADC n'a pas ménagé
ses efforts pour progresser vers une zone de libre échange, afin de
faciliter et de promouvoir le commerce entre ses Etats membres, dans le
cadre de l'intégration de la région.
12 des 14 Etats membres de la SADC intégreront la
zone de libre échange dès son lancement. Ce qui donnera naissance à un
marché régional doté d'un produit intérieur brut de 360 milliards de
dollars, d'une population de 170 millions de personnes et d'une
croissance économique annuelle de 7%.
L'Angola et la RDCongo qui, à eux deux, représentent
un marché de 71 milliards de dollars et une population de 77 millions de
personnes, restent pour l'instant en dehors de la zone de libre
échange, dont la SADC a débuté en 2000 le processus d'établissement
après la signature du Protocole sur le commerce de la SADC en 1996.
Les Etats membres de la SADC ont libéralisé leurs
tarifs douaniers à différents niveaux. En général, les pays développés
les ont réduits plus rapidement. L'Afrique du Sud, le Botswana et la
Namibie ont supprimé la plupart de leurs droits de douanes en 2000. Les
pays à revenus moyens, tels que l'île Maurice, ont graduellement réduit
leurs tarifs douaniers d'année en année entre 2000 et 2008. Pour les pays
les moins avancés, tels que le Mozambique et la Zambie, la réduction des
tarifs douaniers a été introduite en 2007 et 2008.
Depuis le début du mois d'août 2008, les producteurs
et les consommateurs de la région ne payent plus de droits d'importation
pour 85% des marchandises entre les 12 Etats fondateurs.
Le programme d'intégration régionale de la SADC
comprend la zone de libre échange en 2008, l'union douanière en 2010, le
marché commun en 2015, l'union monétaire en 2016 et la monnaie
unique en 2018.
Selon la SADC, sa zone de libre échange vise à
:
-- harmoniser les procédures douanières et les
classifications douanières, promouvoir la coopération douanière ;
-- réduire les coûts par l'introduction d'un
document simple et standardisé pour les douanes de toute la région ;
-- mettre en place des postes frontière '"un stop"
afin de réduire de moitié le temps des démarches à la frontière. A
présent, il existe trois projets pilotes de ce genre aux frontières entre
le Mozambique et le Zimbabwe (Forbes - Machipanda), entre l'Afrique
du Sud et le Mozambique (Lebombo Ressano Garcia), et entre le Zimbabwe et
la Zambie (Chirundu) :
-- faciliter le transbordement pour que les
marchandises circulent au sein de la communauté.