NEW YORK (Nations Unies), 13 août (Xinhua) -- Les
mouvements rebelles du Darfour divisés doivent s'unir à la table de
négociations, si l'on veut parvenir à une solution durable aux
conflits dans cette région occidentale du Soudan, a affirmé un
officier supérieur de l'ONU mardi à New York.
Le général Martin Luther Agwai, commandant de la
force ONU-UA de maintien de la paix au Darfour (UNAMID), a souligné la
nécessité pour la communauté internationale de faire pression sur
les rebelles, comme ce qu'elle fait vis à vis du gouvernement
soudanais, pour la fin des conflits au Darfour.
"Je veux dire encore une fois qu'il faut être deux
pour le tango, a dit le général Agwai, ne laissons pas orienter trop de
projecteurs sur une seule partie, laissons également orienter des
projecteurs sur l'autre partie".
Le chef des Casques bleus au Darfour a indiqué que
quatre groupes rebelles avaient pris part aux négociations aboutissant à
la signature de l'Accord de paix du Darfour à Abuja au Nigeria en
2006, mais qu'aujourd'hui, ils ont été éclatés en une trentaine
de petits groupes sur le terrain sans commandement ni contrôle
cohérent.
"Beaucoup de groupes rebelles n'avaient pas
d'intérêt pour les négociations", a déploré le général Agwai.
"Ils doivent finir (par revenir) à la table
de négociations, parce qu'il est clair qu'aucune partie ne
gagnera militairement la guerre du Darfour", a-t-il dit.