NEW YORK (Nations Unies), 12 août (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué dans son rapport rendu
public mardi que peu de progrès avaient été accomplis au cours de
l'année passée au Tchad dans la protection des enfants.
Le rapport, qui porte sur la période allant de
juillet 2007 à juin 2008, traite essentiellement de six violations graves
dont des enfants ont été victimes dans le pays, à savoir, le
recrutement et l'utilisation d'enfants soldats, le meurtre et la
mutilation d'enfants, le viol d'enfants et les autres violences
sexuelles à l'égard des enfants, le refus d'autoriser les
organisations humanitaires à accéder aux enfants, les attaques
contre des écoles et des hôpitaux, et l'enlèvement d'enfants.
Ban Ki-moon a noté que la situation politique,
militaire et sécuritaire dans le pays demeure très explosive en raison de
la poursuite du conflit armé entre les forces armées tchadiennes et
les groupes de rebelles armés, de la présence dans l'est de groupes
de rebelles étrangers, des raids transfrontaliers des Janjawid et de la
poursuite des tensions interethniques entre, principalement,les
populations arabes et les populations non arabes.
Dans ce contexte, les enfants demeurent les
principales victimes du conflit en cours, en particulier parce qu'ils sont
recrutés et utilisés par les forces et groupes armés, qu'ils sont
tués et estropiés, surtout en raison de la pré sence de mines
terrestres et d'engins non explosés, que les organisations
humanitaires n'ont pas librement accès à eux et que le personnel et
les biens de ces organisations sont pris pour cible, note le
rapport.
Le secrétaire général de l'ONU a demandé aux acteurs
étatiques et non étatiques d'engager un dialogue avec l'ONU pour définir
des plans d'action qui permettent de recenser et de libérer les
enfants soldats et de mettre un terme à toutes les graves violations
des droits des enfants.
Il a aussi préconisé la coopération entre
les partenaires de l'ONU à l'échelle régionale afin que des
questions transfrontalières telles que le recrutement d'enfants,
les enlèvements et la réinsertion puissent être mieux réglées.