JERUSALEM, 11 août (Xinhua) -- La ministre
israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a accusé le ministre de
la Défense, Ehud Barak, d'interférer dans les affaires internes du
parti Kadima, réfutant les remarques de ce dernier selon lesquelles
un leader israélien doit avoir une expérience en matière de
sécurité.
"Je suggère que personne n'interfère dans ce qui se
passe au sein du Kadima et je suis certaine que les membres du Kadima
savent ce qui est bon pour le Kadima", a déclaré Mme Livni dans une
interview accordée à Ynet, principal site d'information israélien.
Mme Livni, membre important du Kadima qui se
présente pour obtenir la direction du parti et le poste de Premier
ministre, s'est exprimée à ce propos après que M. Barak, président du
parti travailliste, a déclaré dans une interview à la chaîne de
télévision locale Channel 10 dimanche soir que son pays a besoin
d'un Premier ministre qui ait de l'expérience en matière de
questions sécuritaires.
"La sécurité, ce n'est pas juste être un militaire
professionnel. C'est au-delà de cela, c'est évaluer la situation en
terme de progrès régionaux, civils, sociaux et militaires, préparer les
systèmes et utiliser le sens commun et raisonner, ce qui ne repose pas
uniquement sur la familiarité dans un seul domaine", a répondu Mme Livni,
qui, selon certains, manque de références en matière de sécurité et de
défense.
Par ailleurs, Mme Livni a qualifié les remarques de
M. Barak d'"inappropriées", affirmant que "différents éléments politiques,
notamment ceux qui sont atténués par le Kadima, ont d'autres
intérêts".
"L'intérêt des autres partis est de diminuer le
Kadima, mais je ne doute pas que les membres du Kadima décideront pour qui
ils voteront en se basant sur ce qui est important pour le parti",
a-t- elle souligné, et d'ajouter qu'elle suggère que les éléments du
champ politique s'abstienne d'interférer.
Mme Livni a encore cinq semaines environ
pour remporter le soutien des autres membres du Kadima afin de gagner
les prochaines primaires du parti. Elle est opposée à d'importantes
figures politiques comme le ministre de l'Intérieur Meir Sheetrit,
le ministre de la Sécurité publique, Avi Dichter, et surtout
le ministre des Transports, qui a également été ministre de la
Défense et chef de l'état-major de l'armée israélienne, Shaul Mofaz.