DAKAR, 9 août (Xinhua) -- Le Front national de
défense de la démocratie, créé jeudi par quatre partis politiques alliés
de l'ex-président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi,
renversé par les militaires mercredi, a exigé vendredi le "retour
immédiat" à la légalité constitutionnelle, a-t-on appris de sources
concordantes.
Le Front a "condamné sans réserve" le coup d'Etat,
insistant particulièrement sur le fait que "le retour au cercle vicieux
des coups d'Etat et contre-coups ouvre la voie aux troubles et au
désordre", outre qu'il "travestit l'image" du pays.
De même, ont averti les partis du Front, la
Mauritanie en perd "la crédibilité acquise dans le monde, en raison de ses
institutions démocratiques et plus particulièrement celle du
président de la République".
Pour les formations signataires, "une telle
situation aggravera à coup sûr les conditions de vie déjà précaires dans le
pays".
Le Front est constitué de ADIL dirigé par
l'ex-Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghev, l'Alliance populaire
progressiste (APP) dont le président, Messaoud Ould Boulkheir est le chef
du Parlement, le parti TAWASSOUL (Islamistes) et l'Union des Forces
du Progrès (UFP).
Pour ces partis, le président Sidi Mohamed Ould
Cheikh Abdallahi est "seul et unique chef de l'Etat légitime de la
République islamique de Mauritanie".
Ils considèrent que "la promesse qu'allèguent
aujourd'hui les auteurs du coup d'Etat d'organiser des élections
présidentielles dans les meilleurs délais n'est qu'un subterfuge pour
détourner la volonté du peuple".
Le Front relève que les auteurs du Coup d'Etat
sont les mêmes qui, "il y a à peine un an et demi, s'engageaient à protéger
les institutions démocratiques qu'ils ont aidées à mettre en
place.