Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Madagascar : réception pour célébrer l'ouverture des Jeux  Olympiques de Beijing
-
JO-2008 : les Gabonais impressionnés par le génie chinois
-
Zimbabwe : L'Unicef immunise 2 millions d'enfants
-
ONU: Djibouti fait face à une crise humanitaire grave
-
Mauritanie : plusieurs partis doutent des engagements du nouveau pouvoir militaire
Mauritanie : plusieurs partis doutent des engagements du nouveau pouvoir militaire
  2008-08-09 20:07:43  

    DAKAR, 9 août (Xinhua) -- Le Front national de défense de la  démocratie, créé jeudi par quatre partis politiques alliés de  l'ex-président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi,  renversé par les militaires mercredi, a exigé vendredi le "retour  immédiat" à la légalité constitutionnelle, a-t-on appris de  sources concordantes. 

     Le Front a "condamné sans réserve" le coup d'Etat, insistant  particulièrement sur le fait que "le retour au cercle vicieux des  coups d'Etat et contre-coups ouvre la voie aux troubles et au  désordre", outre qu'il "travestit l'image" du pays. 

     De même, ont averti les partis du Front, la Mauritanie en perd  "la crédibilité acquise dans le monde, en raison de ses  institutions démocratiques et plus particulièrement celle du  président de la République". 

     Pour les formations signataires, "une telle situation aggravera à coup sûr les conditions de vie déjà précaires dans le pays". 

     Le Front est constitué de ADIL dirigé par l'ex-Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghev, l'Alliance populaire progressiste  (APP) dont le président, Messaoud Ould Boulkheir est le chef du  Parlement, le parti TAWASSOUL (Islamistes) et l'Union des Forces  du Progrès (UFP). 

     Pour ces partis, le président Sidi Mohamed Ould Cheikh  Abdallahi est "seul et unique chef de l'Etat légitime de la  République islamique de Mauritanie". 

     Ils considèrent que "la promesse qu'allèguent aujourd'hui les  auteurs du coup d'Etat d'organiser des élections présidentielles  dans les meilleurs délais n'est qu'un subterfuge pour détourner la volonté du peuple". 

     Le Front relève que les auteurs du Coup d'Etat sont les mêmes  qui, "il y a à peine un an et demi, s'engageaient à protéger les  institutions démocratiques qu'ils ont aidées à mettre en place.