BEIJING, 7 août
(Xinhua) -- Deux Américains et deux Britanniques ont été sommés de quitter
la Chine dans un délai imparti, après avoir exhibé des banderoles sur
lesquelles on pouvait lire "Tibet libre" près d'un site olympique à
Beijing mercredi, a annoncé la police locale.
Deux d'entre eux ont quitté la Chine dans la nuit de
mercredi et les deux autres partiront jeudi.
"Ils ont perturbé l'ordre public et violé la loi
chinoise. La durée de leur séjour en Chine sera ainsi écourtée en vertu de
la loi de la République populaire de Chine sur la sortie et l'entrée
des étrangers", a fait remarquer le Bureau municipal de la Sécurité
publique de Beijing, dans un communiqué rendu public tard mercredi.
Ces quatre étrangers, trois hommes et une femme,
sont entrés en Chine avec des visas touristiques.
Ils se sont réunis mercredi à 05H47 près du Stade
national "Nid d'oiseau", dans l'arrondissement de Chaoyang, dans le
nord-est de Beijing.
Deux des hommes sont montés sur un poteau électrique
pour accrocher des banderoles, sur lesquelles on pouvait lire "Un
monde, un rêve: Tibet libre", "Le Tibet sera libéré", écrits en anglais,
et "Tibet libre", en chinois.
Des agents de police sont arrivés sur place 12
minutes plus tard et ont emmené ces quatre personnes.
De son côté, Sun Weide, responsable chargé des
médias du Comité d'organisation de Beijing pour les 29e Jeux olympiques de
Beijing, s'est fortement opposé à ce genre de comportements.
Les JO sont un grand rendez-vous sportif
international et "nous nous opposons fermement à toute tentative de
politiser les JO", a-t-il souligné.
"La Chine a des lois et des règlements régissant les
rassemblements et les manifestations. Nous espérons que les
étrangers qui viennent en Chine observent ces lois et ces
règlements", a-t-il conclu.
Par ailleurs, mercredi après-midi, trois Américains
ont organisé un sit-in et ont hurlé des slogans anti-avortement
devant le Musée national de Chine, à l'est de la Place Tian'anmen, au
centre-ville de Beijing.
La police a convaincu les trois personnes,
deux hommes et une femme, de partir environ 30 minutes plus tard.