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Le président bissau-guinéen nomme un nouveau Premier ministre
  2008-08-06 11:53:44  

      BISSAU, 5 août (Xinhua) -- Le président bissau-guinéen Joao  Bernardo Nino Vieira a nommé mardi soir un nouveau Premier  ministre, en la personne de Carlos Correa, qui était son dernier  Premier ministre avant la guerre civile de 1998 en Guinée Bissau,  a appris l'Agence de presse Xinhua à Bissau. 

     Le président Vieira a nommé cet ancien ingénieur agronome formé en Allemagne, en remplacement de Martinho Ndafa Kabi absent du  pays pour raison de santé, aussitôt après avoir dissout par décret le Parlement. 

     Selon la Constitution bissau-guinéenne, cette dissolution de  l'Assemblée nationale devrait entraîner immédiatement la chute du  gouvernement. 

     Ce petit Etat d'Afrique de l'Ouest de 1,3 million d'habitants,  ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1974, fait face à  des remous politiques depuis ces dernières années.  

     La situation politique est devenue d'autant plus précaire, fin  juillet, que le Parti africain pour l'indépendance de la  Guinée-Bissau et les îles du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique,  comptant 45 députés sur les 100) avait quitté le Pacte de  stabilité politique national signé en mars 2007 entre les  principales formations pour soutenir le gouvernement.  

     Le Parlement a voté un projet de loi prolongeant le mandat des  députés qui avait expiré le 21 avril dernier, projet de loi  promulgué par le président Vieira.  

     Mais la Cour suprême a rejeté ce projet de loi, estimant qu'il  est anticonstitutionnel. Or, ce rejet a provoqué un tollé général  dans la société civile et parmi certains partis politiques de  l'opposition à trois mois des élections législatives.  

     Depuis quelques jours, le président Vieira avait ouvert une  consultation avec l'ensemble de la classe politique, la société  civile et le Conseil d'Etat. Cette consultation a abouti à sa  décision de dissoudre le Parlement et à nommer, logiquement, un  nouveau Premier ministre chargé de former son gouvernement devant  gérer les affaires courantes et organiser les prochaines élections législatives déjà fixées le 16 novembre prochain.  

     Le chef de l'Etat bissau-guinéen, âgé de 69 ans, a du mal à  obtenir une majorité à l'Assemblée nationale depuis ces trois  dernières années. Dans un contexte de crise économique et sociale, il avait dû se défaire, en avril 2007, sous la pression de l'armée et de certaines formations politiques, de son Premier ministre  Aristide Gomes.  

     L'ancien ministre de la Défense Martinho Ndafa Kabi, très  proche du chef d'état-major des forces armées, avait alors pu  prendre les rênes du gouvernement.