PRAGUE, 5 août (Xinhua) -- La République tchèque ne
devra pas se fixer d'objectifs excessifs pour sa prochaine présidence de
l'Union européenne (UE), a indiqué le président tchèque, Vaclav
Klaus, lors de son entretien mardi avec le président du Sénat,
Premysl Sobotka, à Prague.
"Nous pensons tous à une certaine sobriété", a
affirmé M. Klaus, dont le pays assumera la présidence tournante de l'UE
durant la première moitié de 2009, après la France et avant la
Suède.
Les trois pays ont présenté un programme conjoint
concernant la réévaluation des dépenses de l'UE, une réforme sur la
politique agricole commune, la sécurité énergétique et la protection du
climat.
Le bureau présidentiel, ainsi que les représentants
du gouvernement et du Parlement, discutent maintenant des tâches
pour la présidence tchèque de l'UE, a révélé le chef de l'Etat
tchèque.
Le pays affectera 3,3 milliards de couronnes
tchèques (environ 200 millions de dollars américains) pour la préparation
et le mandat de la présidence de l'UE, selon les médias locaux.
M. Klaus est le seul dirigeant des pays membres de
l'UE à avoir explicitement salué le "non" irlandais en juin au traité de
Lisbonne, tandis que les autres dirigeants ont proposé que le
processus de ratification continue.
La République tchèque, l'un des pays de l'UE à
n'avoir pas ratifié le traité de Lisbonne, a indiqué que le processus de
ratification dans le pays sera suspendu jusqu'à ce que la Cour
constitutionnelle vérifie la compatiblité du traité avec la loi
tchèque.
Le traité de Lisbonne doit avoir l'approbation
des 27 pays membres de l'UE pour entrer en vigueur.