KINSHASA, 5 août (Xinhua) -- L'ambassadeur de la
Belgique en République démocratique du Congo (RDC), Johan Swinnen, a remis
mardi à Kinshasa, une lettre du ministre belge de la Coopération au
développement, Charles Michel, au ministre des Affaires étrangères Antipas
Mbusa Nyamwisi relative à la normalisation de la coopération bilatérale
entre les deux pays.
Selon le diplomate belge, la lettre a trait à la
fixation de la date par la partie congolaise, pour le réexamen de cette
coopération bilatérale entre Kinshasa et Bruxelles conformément à la
décision du Conseil des ministres lors de sa réunion tenue dernièrement à
Matadi, dans la province du Bas-Congo (oust).
"La convocation rapide de cette rencontre permettra
au comité des partenaires de se pencher sur un certain nombre de questions
d'évaluation et de faire un état des lieux des relations de
coopération entre les deux pays", a dit l'ambassadeur Johan Swinnen,
rappelant les efforts en cours pour rechercher des voies et moyens pour
aller vers une normalisation des relations entre les deux pays.
Le processus "Amani" (paix en kiswahili) qui ne
laisse pas la Belgique indifférente, a été aussi au centre des pourparlers
entre Mbusa Nyamwisi et son hôte.
Ce processus a été lancé après l'accord de Goma et
porte sur un "acte d'engagement" prévoyant un cessez-le-feu immédiat puis
un désengagement progressif des troupes sur le terrain avant leur
démobilisation.
Pour le chef de la Mission diplomatique belge, son
pays a aussi un rôle à jouer, un rôle constructif et d'encouragement des
acteurs, y compris les groupes armés, dont certains relancent le
recrutement. Il a qualifié cette relance de "signe inquiétant".
Il a indiqué que la seule voie pour tout le monde
est celle de la reconstruction de cette région, qui est une voie pacifique
et de concertation à laquelle la Belgique veut s'impliquer.
Les relations entre la RDC et la Belgique se
sont détériorées à la suite des déclarations faites en mai dernier par
le ministre belge des Affaires étrangères, selon laquelle son pays avait
un devoir moral sur la RDC. Les deux pays ont fermé
leurs consultants respectifs à Anvers (Belgique) et à Lubumbashi et Bukavu
en RDC.